Super-pollution aérienne : quelle évolution pour nos pratiques ?

Avion pollution yoomaneo

Super-pollution aérienne : quelle évolution pour nos pratiques ?

Super-pollution aérienne : quelle évolution pour nos pratiques ?

Avion pollution yoomaneo

Super-pollution aérienne : quelle évolution pour nos pratiques ?

L’avion est, selon une étude menée par la BBC, en tête du classement des modes de transports les plus polluants. D’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise en énergie, l’avion polluerait 45 fois plus qu’un TGV ! 

En parallèle, les compagnies low-costs incitent à voyager davantage et ce mode de transport s’est banalisé… 

Nous mobiliser et réfléchir ensemble à ce défi environnemental permettrait de faire émerger des idées et solutions nouvelles. C’est ce qu’on fait nos membres sur yoomaneo, très nombreux à donner leur avis dans une discussion sur la super-pollution aérienne. 

Combattre la pollution par l’innovation technique ?

Nos membres semblent unanimement admettre qu’il est impossible que les usagers, par simple conscience environnementale, changent leurs habitudes. Depuis l’explosion des vols à bas prix au début des années 2000, le transport aérien est devenu accessible à tous et il est difficile de résister à des tarifs si attrayants. 

A notre époque on prend l’avion pour aller acheter une montre, une voiture ou pour signer un document à l’autre bout de l’Europe. On peut se rendre en Afrique pour 26 euros. Le marché encourage la population à voyager ainsi. […] — fred33270

Les prix des vols baissent et les salaires sont en hausse… Surtout du côté de la Chine. Ce qui permet aux personnes issues de la classe moyenne chinoise d’avoir davantage accès à ce genre de service. Pour remédier à cette vraisemblable explosion du trafic aérien, nos membres rivalisent d’idées ! Pour eux, les pistes prometteuses sont dans les biocarburants écologiques : hydrogènes ou hydrauliques.

Compte tenu de la croissance inéluctable de la demande, notamment du côté de l’Asie, seule l’innovation dans le domaine de la propulsion avec une énergie décarbonée, permettra de réduire les effets sur le climat. Il parait utopique de penser que les habitudes de transport vont changer. Oublions aussi l’avion à l’énergie purement électrique pour les vols moyens et longs courriers […] La piste la plus prometteuse serait l’hydrogène. Robin 135

Il faudrait innover dans un biocarburant écologique, qu’il soit de type électrique ou hydraulique. — Djams

Pour parer la super-pollution aérienne, la communauté yoomaneo laisse donc entendre qu’un changement du côté des mentalités s’avère compliqué. Si la plupart des membres ont proposé des réponses qui tournent, pour la plupart, autour d’innovations techniques diverses, certains ont également réfléchi à d’autres alternatives. 

Transformer les comportements par la sanction ou l’incitation ?

Les comportements environnementaux ont un impact sur le climat de notre planète, qui, étant un bien public mondial, doit être préservée. Pour ce faire, ces comportements peuvent être modifiés par les pouvoirs publics selon deux types de mesures que l’on retrouve dans la discussion. Certains membres misent sur des mesures incitatives, tandis que d’autres croient en l’efficacité de la contrainte et de l’obligation. La communauté s’accorde à considérer le prix du billet d’avion comme un outil de contrôle important. Toutefois, les avis divergent sur la façon dont celui-ci doit être modifié. Certains changeraient le prix selon le type de voyage, d’autres selon le taux de remplissage de l’avion, ou encore, par rapport à la durée du voyage… 

Il serait bien de baisser les prix des vols à l’attention des professionnels (voyages d’affaires) et à l’inverse augmenter les prix pour les vols de loisir. Mettre à profit les bénéfices engendrés dans la recherche pour améliorer et optimiser les énergies renouvelables et donc, amélioration qualité de l’environnement  Maestro

[…] Il ne faudrait pas revenir à un niveau de prix où uniquement les personnes aisées utilisent le transport aérien — Claude

Oui, augmenter les prix reviendrait à faire une sélection entre ceux qui peuvent ou non se permettre de prendre l’avion. Plutôt injuste comme système, mais comment réagit face aux vols low-costs ? C’est encore moins cher que le train, même pour un vol interne en France ! — Zak

Personnellement, j’appliquerai une taxe non pas selon le type de voyage mais selon le nombre de passagers dans l’avion. La taxe sera donc particulièrement élevée pour les jet-privés et ce ne sera pas les personnes les plus aidées qui pourront continuer à voyager. Il faudrait modifier notre façon de voyager également, qu’un vol aller-retour sur un week-end coûte plus cher qu’un vol aller-retour sur un mois — Majoub

L’avion est-il vraiment le moyen de transport le plus polluant ? 

Une idée en entraîne une autre et la discussion a réveillé un débat sous-jacent. Le transport aérien est le plus polluant, mais sous quelles conditions ? L’avion émet, d’après une étude de The Conversation, certes 125 fois plus de dioxyde de carbone qu’une voiture individuelle, toutefois un voyage Paris-Marseille a le même impact écologique en avion que pour une personne seule en voiture. D’autre part, il semble que le train ou le bus sont des modes de transport écologique à valoriser. 

Parfois prendre sa voiture est plus écologique que prendre l’avion, pour un même trajet Majoub 

C’est peut-être aussi une tendance à creuser : dvlper le réseau ferroviaire pour réduire les vols de courte-distance. […] vous pour le même prix vous prendrez le train ou l’avion ? — Zak

Il ne faut pas oublier que vous consommerez toujours plus par bateau ou voiture individuelle — ZoeM

Ce débat a stimulé les imaginaires de nos membres qui ont réfléchi en des solutions incluant une variété de moyens de transport. L’idée de mettre en place un budget carbone annuel par habitant qui calculerait notre consommation énergétique sur l’ensemble de nos déplacements a finalement surgi et pourrait se combiner à une des autres propositions : utiliser ces nouvelles sources de financement (taxes, hausse de prix) pour favoriser la recherche (dans le domaine des innovations techniques par exemple). 

Nous serons tous munis d’un appareil calculant notre taux d’émission de Co2. Une fois que nous dépassons notre taux maximum par an d’empreinte carbone, nous devrons payer des taxes plus élevées. Ce fonctionnement ne s’appliquera pas uniquement au niveau aérien puisque pour que ce soit plus juste et plus logique, il faudrait le mettre en place avec tous les types de transports. — Majoub

Mettre à profit les bénéfices engendrés pour la recherche, pour optimiser les énergies renouvelables et améliorer la qualité de l’environnement — Maestro

Ce fourmillement de propositions qui se complètent ont fait décoller de belles pistes de réflexion (non polluantes) ! 

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Nos participants : Merci à fred33270, ZoeM, Kevnel, Lolo69006, PHILIPPE, Robin135, Djams, yoomaneo, Claude, Zak, Majoub et Maestro pour cette discussion !

Si vous aussi vous souhaitez donner votre avis sur ce sujet, contribuer aux articles yoomaneo ou poster vos propres discussions, rendez vous sur la communauté !

 

Un article rédigé par Marion.

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