Que pensez-vous du sommeil polyphasique et oseriez-vous l’expérimenter ?

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Que pensez-vous du sommeil polyphasique et oseriez-vous l’expérimenter ?

La discussion

Dormir en fractionné comme Tesla ou de Vinci ? Quels sont les bienfaits du sommeil polyphasique sur le sport ou la créativité ? D’après vous, cette méthode constitue-t-elle un risque ou une opportunité ?

De quoi est fait le sommeil ?

Le sommeil est constitué de plusieurs phases qui se distinguent par des activités cérébrales spécifiques. Pour chacune, les ondes électriques liées à l’activité neuronale ont un aspect différent. On distingue deux états de sommeil majeurs :

  • Le sommeil lent : Ce type de sommeil, comme son nom l’indique, est caractérisé par des ondes lentes. Il est découpé en trois stades : une phase N1 de quelques minutes qui effectue la transition entre l’éveil et le sommeil, une phase N2 de sommeil léger et une dernière phase N3 de sommeil profond. Le sommeil lent profond se caractérise par un métabolisme cérébral ralenti – le cerveau est en veille. C’est pendant le sommeil profond que le cerveau et le corps récupèrent le plus.
  • Le sommeil paradoxal : Durant ce sommeil, l’activité du cerveau est proche de celle de l’éveil et on peut observer les yeux bouger sous les paupières. Le tonus musculaire est toutefois entièrement éteint, à l’exception des extrémités du corps. Cette phase est propice aux rêves, et les plus vivaces se produiront à ce moment-là.

Qu’est-ce que le sommeil polyphasique ?

Le sommeil polyphasique est un sommeil fractionné en plusieurs segments. Au lieu d’être concentré en une seule période continue comme c’est généralement le cas (sommeil monophasique), le sommeil est divisé en deux périodes ou plus.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le sommeil polyphasique est loin d’être hors normes. En premier lieu, comme le relève un membre de la communauté, on l’observe dans le règne animal.

Beaucoup d’espèces animales pratiquent ce type de sommeil. — Florian

Même si les primates (chimpanzés, gorilles et orangs-outans) ont en majorité un sommeil monophasique, de nombreux autres mammifères comme l’éléphant, le chat ou le rat ont un sommeil polyphasique.

Par ailleurs, l’homme jusqu’à récemment dans son histoire a couramment pratiqué ce type de sommeil. Du Moyen Âge jusqu’à l’époque préindustrielle, des sources attestent qu’il était assez fréquent de diviser sa nuit en deux segments (sommeil biphasique). Ce n’est qu’avec l’apparition de la lumière artificielle que le sommeil s’est généralisé sous la forme d’une seule plage horaire. Selon certains, les vestiges du rythme biphasé pourraient être l’une des sources de l’insomnie dont beaucoup souffrent aujourd’hui.

De nos jours, le sommeil polyphasique est pratiqué par une minorité. Les utilisateurs de yoomaneo font plusieurs fois référence au cas du militaire en mission et du sportif de haut niveau (courses à pied ou en mer de longue durée). Ceux-ci se voient en effet contraints d’adopter un rythme extrême – où leur sommeil est fractionné en 4 à 6 plages ne dépassant pas une heure – pour exercer leur activité.

Plus couramment, un rythme polyphasique est adopté par certains travailleurs de nuit, ou encore les mères de nourrissons contraintes d’adopter le rythme naturellement polyphasique de leur enfant.

Les militaires utilisent cette technique lorsqu’ils sont de garde, tout comme les enfants en bas âge. — Nadege

Sommeil monophasique ou sommeil polyphasique ?

Le rythme polyphasique peut avoir quelques avantagesde s’adapter à la situation où dormir d’un seul tenant la nuit n’est pas possible, comme dans le cas des travailleurs de nuit. Il peut également permettre d’augmenter le temps de veille : le sommeil polyphasique ’atteindre plus vite les phases de sommeil profond et condense ainsi le sommeil.

Avec quelques années d’exercice, on s’assoupit en moins de 2 et le réveil se fait assez simplement et automatiquement 5-10 minutes après. —  yrodriguez

Ces avantages ne viennent pas sans coûts. Le premier est le risque encouru dû à la faible disponibilité d’informations fiables sur le sujet. Le sommeil demeure un objet de recherche actuel, et le sommeil polyphasique plus particulièrement est encore très peu documenté. Il existe par exemple peu de renseignements sur les effets de cette pratique sur l’organisme.

En outre, si l’on veut substantiellement raccourcir sa durée de sommeil, il faut savoir se discipliner comme le soulève un membre.

Ce n’est pas particulièrement difficile d’y parvenir, mais ça demande tout de même de la volonté. —  Kenjiyuyu

Le sommeil polyphasique dur (celui que pratiquent skippers et militaires) demande plusieurs jours pour forcer l’organisme à entrer vite dans les temps réparateurs du sommeil (le sommeil lent profond), et faire en sorte que les courtes durées de sommeil suffisent. Les phases de sommeil lent profond peuvent également être raccourcies du fait du fractionnement, ce qui peut conduire à une diminution de la qualité du sommeil.

Je dirais que le sommeil fractionné nuit à l’aspect réparateur du sommeil. —  Charlotte

Aussi, cette capacité se développe au prix d’une dette de sommeil continue, dont il ne faut pas négliger l’influence sur les temps de veille.

Enfin, à ces préoccupations s’ajoute la difficulté organisationnelle de dormir à des moments précis de la journée. Pour beaucoup, soulèvent des membres de la communauté, il serait délicat de rendre compatible cette contrainte avec la vie professionnelle. Le sommeil polyphasique requiert de respecter les moments de sommeil prévus,

Comment calculer le temps de travail et le temps de pause ? Ce serait un vrai casse-tête, puisque chacun aurait son propre rythme, et il y aurait forcément des abus… — Celia

Pas sûr que ce soit compatible avec la vie de bureau. — Florian

En conclusion, ne vaut-il pas mieux se concentrer à maintenir un bon sommeil monophasique, grâce aux recommandations existantes, plutôt que de s’essayer au sommeil polyphasique ? Les participants à la discussion ont un avis assez unanime…

Personnellement je ne suis pas attirée par ce genre de rythme, rien ne vaut une bonne et longue nuit de sommeil. — Nadege

Je suis plutôt contre car j’aime dormir la nuit uniquement avec 7 à 8 h de sommeil. — Graziella

J’aurais plus peur que ça perturbe le sommeil de la nuit qu’autre chose. — Charlotte

Merci aux membres de la communauté ayant participé à la discussion !
Un article rédigé par Jonas
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Inventé par l’australien Philip Nitschke, « il s’agit d’une capsule imprimée en 3D, activée de l’intérieur par la personne qui a l’intention de mourir. […] Mourir ne devrait pas être quelque chose qu’on fait secrètement dans une pièce cachée » précise l’inventeur.

Cette machine à mourir permet de partir sans douleur, en quelques 30 secondes.
Un projet qui plaît à la suisse, déjà dotée d’un secteur assistance au suicide.

Que pensez-vous d’une telle machine ? Et des questions qu’elle suscite ?

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