Et si on transformait notre quotidien au travail ?

Et si on transformait notre quotidien au travail ?

Et si on transformait notre quotidien au travail ?

La semaine dernière, on a demandé à la communauté yoomaneo et à ses abonnés sur LinkedIn ce qu’ils préféreraient faire évoluer dans leur travail actuel…

On a imaginé 4 grands changements possibles :

🔸 La possibilité de faire évoluer notre travail avec une semaine de 4 jours : donc de travailler 28 heures, tout en gardant le même salaire. 

🔸 La possibilité de faire évoluer notre travail en gardant les 35 heures, mais aux horaires de votre choix ; offrant la possibilité de finir sa semaine au bout de 2 ou 3 jours en fonction du rythme adopté.

🔸 La possibilité de travailler faire évoluer notre travail, toujours avec nos 35 heures, mais dans le lieu de votre choix ; offrant la possibilité de travailler où bon vous semble peu importe la ville ou le pays.

🔸 La possibilité de changer de job en un claquement de doigt ! Finit les démarches compliquées pour entrer ou sortir d’un job, finit la recherche de travail interminable et les entretiens et sélections à n’en plus finir. La contrainte : rester minimum 2 ans dans chacun des métiers choisis.

Au total, plus de 50 participants nous ont partagé leur avis sur leur désir de changement !

Evolution du travail

Le premier choix : une évolution vers 28h de travail avec le même salaire.

Cet argument arrive en première position avec 18 votes.

Ne perd par ta vie à la gagner – Lanza del Vasto, citation reprise lors des manifestations de mai 68.

L’argument principal se situe dans la recherche de temps libre. Cela suit une tendance ancrée depuis plus de 50 ans et rythmée par de nombreuses réformes au cours de la Vème république: augmentation du nombre des congés payés, réduction du temps de travail… On passe d’ailleurs de 1975 heures de travail par an en 1975 à 1617 heures aujourd’hui !

En tout cas, les membres de la communauté d’innovation yoomaneo sont d’accord avec cet argument :

Je choisis la semaine de 4 jours pour avoir plus de temps – Socute

En revanche, même si la tendance est à la réduction du temps de travail dans ces dernières décennies, les membres considèrent un tel bouleversement de notre mode de travail comme utopique :

Une semaine de 28 heures au même salaire me parait utopique. – mamymary

En seconde position : une évolution vers 35h de travail aux horaires de votre choix

Cet argument arrive en seconde position avec 14 votes.

Toujours dans cette optique de gagner du temps pour soi où de s’aménager de plus longs week-ends, beaucoup des membres se projettent dans un mode de travail où les 35 heures pourraient être condensée en deux ou trois jours… Laissant quartier libre pour le reste de la semaine !

Travailler 35h mais aux horaires de mon choix avec la possibilité de tout faire en 2 ou 3 jours ! – Poema49

En troisième position : une évolution vers 35h de travail dans le lieu de votre choix

Cet argument arrive en troisième position avec 11 votes.

Travailler depuis le lieu de son choix est une tendance qui semble s’ancrer dans la nouvelle ère post covid du télétravail. Aujourd’hui, 31% des salariés pratiquent le télétravail. C’est à peine plus qu’avant la crise sanitaire, la différence se mesure plutôt au temps de travail passé hors de l’entreprise. En 2019, la moyenne était de 1.6 jours par semaine, aujourd’hui, elle atteint 3.6 jours !

Cette hausse du télétravail peut expliquer le faible engouement pour la modalité de changement proposée dans notre sondage.

travailler 35 heures dans le lieu de mon choix, je pense que cela se pratique déjà avec le télétravail, beaucoup de Parisiens qui pouvaient le faire sont partis à la campagne. – mamymary

Les quelques utilisateurs favorables à cette potentielle réforme semblent attirés par la possibilité de télétravailler, non pas de chez eux, mais plutôt de n’importe quel endroit dans le monde :

J’hésite aussi entre la semaine de 4 jours et la possibilité de bosser partout dans le monde qui serait sacrément chouette (et pas loin d’être réalisable je pense !) – ZoeM

En dernière position : une évolution vers un changement de travail grandement facilité

Ce dernier argument cumul au total 8 votes.

La possibilité de changer de travail en claquement de doigt attire, intrigue, mais semble difficilement réalisable :

Sur la dernière option, je trouve l’idée attrayante et plutôt drôle, mais vraiment utopiste quand on pense au contexte et aux conditions que cela implique. – SyrineC

En dehors de la faisabilité, on constate un véritable attrait pour la diversité de métier ! Dans une discussion de mars 2022, les membres échangeaient autour de la possibilité de diviser leur temps de travail en 2 métiers complètement différents… Et l’engouement était de la partie !

Je pense que ce serait une très bonne idée car les métiers manuels peuvent être très épanouissants et on devrait tous avoir plus de temps pour faire des choses pour soi. Néanmoins, ils demandent beaucoup d’organisation avant de pouvoir commencer à réellement travailler (80% d’organisation, 20% d’action), donc niveau productivité cela peut créer une frustration ou du stress supplémentaire. – Caroline75

Changer de métier : une tendance LinkedIn !

Concernant la répartition des différents choix, on observe une répartition plutôt égale, mais avec deux petites tendances tout de même…

On distingue un attrait plus fort pour la possibilité de changer de travail sur le réseau social et, à l’inverse, un attrait pour les 28 heures de travail plus prononcé sur la communauté en ligne.

Evolution du travail

En vous ? Qu’en pensez-vous ? Comment imaginez-vous le futur de vos conditions de travail ?

Merci à Lison, PatGUIVARCH, soleil_vert, Socute, Mee, YoannP, Youma, ZoeM, SyrineC, mamymary, Majoub et Poema49 pour leur participation à cette discussion 😊

Un article rédigé par Zoé. 

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Concert : Quand les morts reprennent vie !

Concert : Quand les morts reprennent vie !

Concert : Quand les morts reprennent vie !

Concert : Quand les morts reprennent vie !

Michael Jackson, Sylvie Vartan, 2pac et plus récemment Whitney Houston ont tous un point commun. Ces icônes qui ont marqué l’histoire de la musique reviennent aujourd’hui sur le devant de la scène grâce à la technologie sophistiquée des hologrammes. Dans le cas de Whitney Houston, son hologramme a été conçu à partir d’images d’archives qui sont apposées sur le corps de sa doublure. Le résultat est magique et promet un concert  en hologramme à l’envergure exceptionnel. Toutefois, ce type d’innovation pose des questions éthiques.

Dans ce contexte Pegoda a lancé un sujet de discussion : Pensez-vous que c’est une bonne chose de pouvoir revivre des instants virtuels avec des (artistes) défunts ?

Innovation en hommage ou par affront ?

Si cette question a suscité l’enthousiasme et la curiosité, elle a aussi été contestée par les membres de la communauté, qui tempèrent leurs commentaires. En effet, si cette pratique est mal contrôlée, elle pourrait rapidement être perçue comme un affront à la mémoire de l’artiste.

Je pense que c’est assez déroutant tout en étant une bonne chose … Cela permet l’immortalité tout en cultivant un côté malsain […] Sans parler de l’argent générélealeacff_62

Un concept inédit mais des risques de conséquences, il faut savoir l’utiliser avec modération – Mee

Ces concerts virtuels sont à double tranchant. D’un côté, ils peuvent rendre hommage à la personne défunte et ravirent les fans. D’un autre côté, l’artiste décédé est utilisé telle une image de marque. Il n’a plus son mot à dire. J’essaye de me mettre à la place de l’artiste en question. Comment je percevrais la situation si on utilisait mon image après ma mort ? Si, sans mon consentement, mes chansons étaient modifiées ? – Majoub

Penser le concert du futur

Si l’ensemble de la communauté s’accorde à vouloir mettre en place des garde-fous pour préserver l’image de l’artiste et éviter des éventuelles dérives, les idées pour encadrer ces concerts en hologrammes diffèrent. Pour certains membres, l’accord de l’artiste lui-même est essentiel, ce qui exclut de la scène holographique les artistes étant déjà décédés.

Selon les commentaires, cet accord devrait prendre en compte la scénographie du concert et le comportement de l’artiste mais également le lieu et le but du concert. Certains considèrent que ce type d’événement à moitié virtuel devrait générer de l’argent uniquement pour des causes « justes ».

Je pense que l’important c’est l’accord de ces personnes. Idéalement il faudrait que ces concerts soient pour la bonne cause, ce qui éviterait que les membres de la famille avide d’argent n’utilisent ce genre de personnalité à leur fin. – ortega-34

Je pense que ces concerts virtuels doivent rester similaires à ceux ayant existé dans le passé. Et maintenant que les nouvelles technologies nous permettent de réaliser ce genre d’événements, il faudrait inclure cette possibilité dans le contrat de l’artiste afin qu’il puisse décider de quelle façon son image sera utilisé après sa mort. Majoub

Demi-réel, à moitié prix

Si la possibilité de re-voir Michael Jackson ou Bob Marley sur scène attirera probablement les foules, les membres de yoomaneo considèrent que le coût d’entrée doit s’adapter au type de la prestation. Le public vient à un concert hologramme pour être subjugué par la mise en scène de l’expérience mais également pour interagir avec sa star préférée. Un hologramme, simple projection technique, n’est pas réel. Le lien entre l’artiste et le spectateur manque d’authenticité et le concert est monté de toute pièce sans laisser de place à l’imprévu. Bref, pour la communauté yoomaneo, il est donc normal que le prix ne soit pas le même.

Ça devrait être franchement moins cher qu’un concert « réel » vu que tout est « monté » en amont. – ZoeM

Quand l’hologramme s’invite dans d’autres domaines

Certains membres de la communauté se sont probablement souvenus de la campagne présidentielle de 2017 où le candidat Jean-Luc Mélenchon s’était multiplié au travers d’un hologramme dans une autre ville que celle où il présentait son discours en chair et en os.

Après ça pose aussi la question des hologrammes dans d’autres situations : la vie politique par exemple. Mais idem, pourquoi pas, ça mobilise nos sens pour nous impliquer davantage dans l’événement. ZoeM

Cette technologie, pour une partie de la communauté, devrait se cantonner au domaine événementiel. Car le risque de perturber le processus de deuil est élevé si elle est se démocratise dans la sphère privée.

Je pense que c’est une bonne chose, ça permet de se souvenir des célébrités. Après, je pense que c’est mieux que ça s’arrête aux concerts virtuels que ça ne parte pas trop loin. – Badou

Je trouve cela bien pour des vedettes, par contre je ne serais pas cliente pour ma propre famille, car je préfère y penser souvent et avoir leur visage, leur voix, leur attitude dans ma tête. Mais je respecte le choix de ceux qui pourrait y trouver de la joie ou du réconfort, et je pense qu’il y aura des familles qui seront intéressées.mamymary

D’autres membres au contraire, sont enthousiastes à l’idée d’utiliser cette technologie pour faire le deuil d’un être cher ou pour vivre des expériences enrichissantes dans des domaines variés. L’utilisation de l’hologramme dans le tourisme par exemple, peut permettre aux visiteurs d’admirer un monument détruit depuis plusieurs siècles ou de converser avec un personnage historique décédé.

Bien sûr ! Ceux qui s’y refusent imaginent que les gens sont assez fous pour confondre hologrammes, passé et présent. Je suis certain que cela peut aider à faire des deuils, ou créer des événements touristiques, des archives historiques etc. – Badou

Très bonne initiative, on peut l’utiliser aussi pour les choses historiques et culturelles. Du style des monuments perdu ou détruit, ou des personnages historiques. Zakarya

Malgré les nombreuses réserves émises par la communauté, aucun membre de yoomaneo ne s’est complètement opposé à cette nouvelle technologie. A condition d’être mise en place avec prudence, cette innovation semble avoir un bel avenir devant elle ! Car si cette nouvelle technologie peut « ressusciter » des artistes décédés, elle peut également donner un second souffle scénique à des artistes toujours vivants (Eminem Augmented) voir à des artistes… qui n’existent pas (Hastune Miku) !

N’hésitez pas à aller découvrir les autres sujets proposés par chacunes des communautés 😉

Un article rédigé par Marion.

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Le e-voting, remède à l’abstention ?

Le e-voting, remède à l’abstention ?

Le e-voting, remède à l’abstention ?

Le e-voting, remède à l’abstention ?

La discussion

Le e-voting serait-il la solution miracle pour lutter contre l’abstention, en particulier des plus jeunes ? Il semble en effet logique qu’en facilitant le processus, la participation augmente. Pourtant, cette modalité de vote n’est toujours pas mise en place, ce qui a fait réagir la communauté yoomaneo.

Le e-voting, une nécessité démocratique ?

Le e-voting permet aux citoyens de voter en ligne. Ce système de vote dématérialisé à comptage automatisé est déjà utilisé par les français vivant à l’étranger. Selon de nombreux membres yoomaneo, ce fonctionnement devrait s’étendre à l’ensemble de la population française.

Je pense que cela diminuerait l’abstention […] – Maissane25

C’est une nécessité démocratique […] – Cihad

Y a t il des partis que la situation actuelle favorise ? – YJA

D’après une étude de l’Insee de 2017, la moitié des jeunes entre 25 et 29 ans était mal-inscrits sur les listes électorales. Le vote électronique pourrait aider à motiver cette tranche d’âge hyper-connectée qui n’a pas le réflexe ou l’envie de se déplacer. Ce système de vote serait ainsi plus représentatif de la population et par conséquent, plus démocratique.

Je ne comprends pas pourquoi cela n’est pas fait depuis longtemps. Il serait si simple à mettre en place et cela rendrait les élections beaucoup plus représentative de la population, cela donnerait envie aux jeunes de voter. – Ludo

Certains membres en faveur du e-voting rappellent que ce système existe déjà et fonctionne dans d’autres contextes. En Estonie par exemple, il est possible de voter depuis son téléphone à condition d’avoir une carte sim à son nom. En 2019, plus de 40% des votes aux législatives ont ainsi été effectués dans ce « paradis du e-vote » !

Je serais pour, cela est déjà pratiqué dans les entreprises pour les élections professionnelles. […] – mamymary

Je pense que ça devrait être généralisé comme beaucoup d’autres pays. Et oui ça éviterait beaucoup d’absentéisme. – Zakarya

Le e-voting : moins contraignant, mais également moins contaminant !

Si se déplacer jusqu’aux urnes peut vite être contraignant – surtout si vous êtes en vacances ou en déplacement professionnel, voter en ligne permet également de réduire les risques de contamination, particulièrement en période de Covid.

Pas de nid à covid par ce biais – YJA

A distance, c’est mieux pour [éviter] la contamination […] – Djams

Le système de e-voting est doublement efficace puisqu’il optimise le temps de vote et de dépouillage grâce au calcul automatisé des résultats. Ce temps peut être utilisé pour découvrir les programmes, aisément accessibles sur le net. De plus, au moment de voter, vous n’avez pas derrière l’isoloir une queue de citoyens vous pressant de prendre rapidement une décision.

Oui oui oui […] du temps pour la réflexion dans l’isoloir, des mines d’ informations sur les programmes sous les doigts , du temps gagné et sans aucun doute des électeurs plus nombreux ! – YJA

Alors…

[…] Pourquoi attendons-nous ? – YJA

À la lecture de toutes les réponses, conjuguées à mon propre avis (on ne peut plus favorable) sur la question, je me demande du coup pourquoi cela n’est-il pas mis en place ? Quels sont les freins ? Y a-t-il des enjeux politiques à mettre en place ce médium de vote ? Des problématiques de confidentialité ? Ou des peurs trop grandes de hack ou problèmes techniques ? – Zoé

Le e-voting : un système de vote risqué

Le vote en ligne induit des conséquences compliquées à résoudre : en effet, comment s’assurer du secret du vote sans isoloir ? Voter en deux fois, en confirmant son premier résultat ? Voter en activant sa caméra qui bloquera le choix du votant si elle détecte une autre présence via l’objectif ? Le vote papier résout sans doute plus aisément ce problème. Le e-voting n’est pas non plus à l’abri d’un hacking ou d’un simple problème technique.

[…] Il faudrait pouvoir sécuriser un maximum cette opération – Nicolange

La démocratie ne se conjugue pas toujours à la technologie 

Une récente étude belge a conclu que le vote par internet ne fait pas automatiquement augmenter la participation. Le problème du taux élevé d’absentéisme qui, rappelons-le, s’élevait à 82% chez les 18-35 ans aux dernières élections régionales (l’un des plus forts de la Vème république !) semble ailleurs. Dans une défiance vis-à-vis des options politiques ?

Pourquoi attendons nous aussi pour prendre en compte les votes blancs ? – YJA

Le vote par internet serait certainement un atout pour augmenter le taux de participation mais pas que; Au delà du fait que les électeurs devraient avoir totalement confiance dans le système, il risque de ne pas forcément ramené la frange des abstentionnistes actuels qui considèrent que cela ne sert à rien ou qui ne se retrouvent pas avec le système politique actuel; seul une évolution de la 5° avec le vote blanc et la proportionnelle pourraient potentiellement donner de la légitimité aux élections – Robin135

Oui excellente idée. Néanmoins le meilleur moyen de faire voter les gens est que cela soit obligatoire avec évidemment la prise en compte du vote blanc. Ceci existe en Belgique – Eloracsaplan

Pour augmenter le taux de participation, il faut légitimer les résultats. Comptabiliser le vote blanc est une proposition qui revient par conséquent souvent dans les commentaires yoomaneo.

Sur le plan pédagogique, l’actualité politique doit également être plus accessible. Pour impliquer les jeunes et les inciter à aller voter, il est essentiel de communiquer sur les supports digitaux appropriés : en attendant le e-vote, commençons par la e-com !

Tinder et l’ONG française « A voté » l’ont compris et ont fait le pari de s’associer à travers une campagne de communication singulière du 17 février au 8 avril 2022. Le slogan : « Si tu dates en bas de chez toi… Alors vote en bas de chez toi ! »

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Que pensez-vous du sommeil polyphasique et oseriez-vous l’expérimenter ?

Que pensez-vous du sommeil polyphasique et oseriez-vous l’expérimenter ?

Que pensez-vous du sommeil polyphasique et oseriez-vous l’expérimenter ?

La discussion

Dormir en fractionné comme Tesla ou de Vinci ? Quels sont les bienfaits du sommeil polyphasique sur le sport ou la créativité ? D’après vous, cette méthode constitue-t-elle un risque ou une opportunité ?

De quoi est fait le sommeil ?

Le sommeil est constitué de plusieurs phases qui se distinguent par des activités cérébrales spécifiques. Pour chacune, les ondes électriques liées à l’activité neuronale ont un aspect différent. On distingue deux états de sommeil majeurs :

  • Le sommeil lent : Ce type de sommeil, comme son nom l’indique, est caractérisé par des ondes lentes. Il est découpé en trois stades : une phase N1 de quelques minutes qui effectue la transition entre l’éveil et le sommeil, une phase N2 de sommeil léger et une dernière phase N3 de sommeil profond. Le sommeil lent profond se caractérise par un métabolisme cérébral ralenti – le cerveau est en veille. C’est pendant le sommeil profond que le cerveau et le corps récupèrent le plus.
  • Le sommeil paradoxal : Durant ce sommeil, l’activité du cerveau est proche de celle de l’éveil et on peut observer les yeux bouger sous les paupières. Le tonus musculaire est toutefois entièrement éteint, à l’exception des extrémités du corps. Cette phase est propice aux rêves, et les plus vivaces se produiront à ce moment-là.

Qu’est-ce que le sommeil polyphasique ?

Le sommeil polyphasique est un sommeil fractionné en plusieurs segments. Au lieu d’être concentré en une seule période continue comme c’est généralement le cas (sommeil monophasique), le sommeil est divisé en deux périodes ou plus.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le sommeil polyphasique est loin d’être hors normes. En premier lieu, comme le relève un membre de la communauté, on l’observe dans le règne animal.

Beaucoup d’espèces animales pratiquent ce type de sommeil. — Florian

Même si les primates (chimpanzés, gorilles et orangs-outans) ont en majorité un sommeil monophasique, de nombreux autres mammifères comme l’éléphant, le chat ou le rat ont un sommeil polyphasique.

Par ailleurs, l’homme jusqu’à récemment dans son histoire a couramment pratiqué ce type de sommeil. Du Moyen Âge jusqu’à l’époque préindustrielle, des sources attestent qu’il était assez fréquent de diviser sa nuit en deux segments (sommeil biphasique). Ce n’est qu’avec l’apparition de la lumière artificielle que le sommeil s’est généralisé sous la forme d’une seule plage horaire. Selon certains, les vestiges du rythme biphasé pourraient être l’une des sources de l’insomnie dont beaucoup souffrent aujourd’hui.

De nos jours, le sommeil polyphasique est pratiqué par une minorité. Les utilisateurs de yoomaneo font plusieurs fois référence au cas du militaire en mission et du sportif de haut niveau (courses à pied ou en mer de longue durée). Ceux-ci se voient en effet contraints d’adopter un rythme extrême – où leur sommeil est fractionné en 4 à 6 plages ne dépassant pas une heure – pour exercer leur activité.

Plus couramment, un rythme polyphasique est adopté par certains travailleurs de nuit, ou encore les mères de nourrissons contraintes d’adopter le rythme naturellement polyphasique de leur enfant.

Les militaires utilisent cette technique lorsqu’ils sont de garde, tout comme les enfants en bas âge. — Nadege

Sommeil monophasique ou sommeil polyphasique ?

Le rythme polyphasique peut avoir quelques avantagesde s’adapter à la situation où dormir d’un seul tenant la nuit n’est pas possible, comme dans le cas des travailleurs de nuit. Il peut également permettre d’augmenter le temps de veille : le sommeil polyphasique ’atteindre plus vite les phases de sommeil profond et condense ainsi le sommeil.

Avec quelques années d’exercice, on s’assoupit en moins de 2 et le réveil se fait assez simplement et automatiquement 5-10 minutes après. —  yrodriguez

Ces avantages ne viennent pas sans coûts. Le premier est le risque encouru dû à la faible disponibilité d’informations fiables sur le sujet. Le sommeil demeure un objet de recherche actuel, et le sommeil polyphasique plus particulièrement est encore très peu documenté. Il existe par exemple peu de renseignements sur les effets de cette pratique sur l’organisme.

En outre, si l’on veut substantiellement raccourcir sa durée de sommeil, il faut savoir se discipliner comme le soulève un membre.

Ce n’est pas particulièrement difficile d’y parvenir, mais ça demande tout de même de la volonté. —  Kenjiyuyu

Le sommeil polyphasique dur (celui que pratiquent skippers et militaires) demande plusieurs jours pour forcer l’organisme à entrer vite dans les temps réparateurs du sommeil (le sommeil lent profond), et faire en sorte que les courtes durées de sommeil suffisent. Les phases de sommeil lent profond peuvent également être raccourcies du fait du fractionnement, ce qui peut conduire à une diminution de la qualité du sommeil.

Je dirais que le sommeil fractionné nuit à l’aspect réparateur du sommeil. —  Charlotte

Aussi, cette capacité se développe au prix d’une dette de sommeil continue, dont il ne faut pas négliger l’influence sur les temps de veille.

Enfin, à ces préoccupations s’ajoute la difficulté organisationnelle de dormir à des moments précis de la journée. Pour beaucoup, soulèvent des membres de la communauté, il serait délicat de rendre compatible cette contrainte avec la vie professionnelle. Le sommeil polyphasique requiert de respecter les moments de sommeil prévus,

Comment calculer le temps de travail et le temps de pause ? Ce serait un vrai casse-tête, puisque chacun aurait son propre rythme, et il y aurait forcément des abus… — Celia

Pas sûr que ce soit compatible avec la vie de bureau. — Florian

En conclusion, ne vaut-il pas mieux se concentrer à maintenir un bon sommeil monophasique, grâce aux recommandations existantes, plutôt que de s’essayer au sommeil polyphasique ? Les participants à la discussion ont un avis assez unanime…

Personnellement je ne suis pas attirée par ce genre de rythme, rien ne vaut une bonne et longue nuit de sommeil. — Nadege

Je suis plutôt contre car j’aime dormir la nuit uniquement avec 7 à 8 h de sommeil. — Graziella

J’aurais plus peur que ça perturbe le sommeil de la nuit qu’autre chose. — Charlotte

Merci aux membres de la communauté ayant participé à la discussion !
Un article rédigé par Jonas
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Il sera une fois… Noël ! 🎄

Il sera une fois… Noël ! 🎄

Il sera une fois… Noël ! 🎄

Il sera une fois… Noël ! 🎄

Il sera une fois… Noël ! 🎄 

Suite à une discussion autour du Noël de demain, l’imaginaire de nos membres nous transporte dans trois futurs un peu différents… Bienvenue en 2080 ! 

1. Il sera une fois… Noël, toujours à l’image de notre société 

[An 2080]  

Ces dernières décennies, Noël a absorbé les valeurs de chaque société moderne. Il y a 50 ans par exemple, c’était pour certains l’occasion de passer des vacances d’exception au ski ou sous les tropiques, ou de s’offrir les cadeaux qui en temps normal leur auraient été déraisonnables. 

Dans cette continuité, Noël en 2080 est toujours à l’image de notre société. On se fait mutuellement découvrir les technologies qui sont apparues dans les néo-vitrines. Le soir du réveillon on mange bien sûr la fameuse dinde en viande synthétique et on clôture par une bûche moléculaire. L’estomac bien lourd, on peut enchainer avec notre soirée TV en réalité augmentée ! 

J’espère que l’on pourra profiter pleinement de la réalité virtuelle tout comme l’holographie à titre individuel et pour un coût modeste. — biipbip  

Noël inclut naturellement une part de digital et le fêter dans le métavers permet de nouvelles rencontres ! Ces univers virtuels favorisent aussi le partage de ce moment avec la famille éloignée, quelles que soient les distances physiques qui nous séparent. 

Enfin, si hier la destination de rêve se trouvait au cœur de l’océan Indien, aujourd’hui on recourt au covoiturage spatial pour se retrouver à festoyer sur la lune. 

On fêtera Noël de plus en plus avec des personnes à distance de tout horizon en visios et pourquoi pas dans des endroits insolites comme dans l’espace. — Maissane25 

2. Il sera une fois… Noël comme la célébration rétro du lien social et de la famille 

[An 2080] 

Depuis 3 siècles, Noël perd progressivement le statut de fête religieuse pour devenir un événement célébrant l’enfance et la famille. Dans les années 2020, c’était pour beaucoup l’opportunité de se réunir autour d’un repas bien garni et de prendre plaisir à un moment de convivialité. A cette époque, les membres de la communauté yoomaneo souhaitaient déjà voir ces valeurs grandir et se perpétuer dans les années à venir… 

J’espère qu’on en reviendra aux essentiels. Revenir à la famille et penser à ce qu’ils n’ont pas. — Zakarya 

J’espère qu’on fêtera Noël avec plus d’humanité, plus d’entraide entre les gens. — Dahmane 

Aujourd’hui, en 2080, Noël est toujours centré autour de ces valeurs et accompagné des mêmes symboles qui portaient alors la tradition : habits du dimanche, sapin, Mariah Carey (la nouvelle Piaf), gâteaux, oranges et papillotes restent les apanages d’une fête devenue complètement rétro ! 

Noël c’est la fête de l’ancien temps, on met notre plus beau pull moche, on mange collés les uns aux autres un bon repas cuisiné par la grand-mère. — ZoeM 

C’est là aussi l’occasion de nous déconnecter complètement, de mettre en pause les notifications du bracelet biométrique, de poser notre DeltaPhoneXpro sur la commode à l’entrée et de profiter d’une proximité désuète. Au cours de ce Noël, on apprécie le coin du feu et une matérialité retrouvée. On s’échappe un instant de ce monde des écrans devenu omniprésent. 

3. Il sera une fois… Noël comme dystopie environnementale 

[An 2080] 

Depuis longtemps, il est difficile de se réjouir à Noël, tant les périls environnementaux et économiques s’abattent. En 2080, Noël a abandonné sa forme passée pour n’être plus qu’un appel à la consommation pour certains, un simple jour de décembre pour d’autres. 

Cette célébration est devenue l’emblème funeste de la pollution générée par les activités humaines. Dans cette réalité, Noël est l’occasion pour les plus riches (peu affectés par la détérioration de la planète) de continuer à consommer, tandis que les autres paient les pots cassés. 

On voit d’ailleurs souvent les plus aisés s’évader quelques jours entre Mars et Vénus pour faire la fête sans demi-mesure : safaris de dinosaures clonés, paris sur les courses de fusées, plateaux de mille aliments tout droit importés de la galaxie d’Andromède… Les classiques quoi. 

Nous irons polluer l’espace en fêtant Noël et jour de l’an dans les airs. — Tomas  

Les plus démunis de leur côté ont renoncé à toute forme de festivité (à en envier presque la demi-orange de nos arrière-grands-parents). En décembre ils sont occupés à réparer le toit de leur baraquement attaqué par les pluies acides et à renforcer les murs en prévision de la saison des ouragans. 

C’est sûr que le rachat de la fête culte par Amazon n’a pas aidé… 

Je crois que le Noël du futur sera véritablement devenu une licence brevetée par une entreprise. Le Jeff Bezos de Noël aura pris le contrôle des rennes de l’entreprise. —  Narvalito 

Espérons que nous échapperons à cet avenir ! 

Merci à AmauryW, heutzi, Lolo69006, biipbip, Dahmane, Zakarya, Mimi, Maissane25, Tomas, mamymary, Majoub, Juti89, Narvalito, ZoeM et NKL-74 pour leur participation à cette discussion !

Un article rédigé par Jonas et Zoé.

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Super-pollution aérienne : quelle évolution pour nos pratiques ?

Super-pollution aérienne : quelle évolution pour nos pratiques ?

Super-pollution aérienne : quelle évolution pour nos pratiques ?

Avion pollution yoomaneo

Super-pollution aérienne : quelle évolution pour nos pratiques ?

L’avion est, selon une étude menée par la BBC, en tête du classement des modes de transports les plus polluants. D’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise en énergie, l’avion polluerait 45 fois plus qu’un TGV ! 

En parallèle, les compagnies low-costs incitent à voyager davantage et ce mode de transport s’est banalisé… 

Nous mobiliser et réfléchir ensemble à ce défi environnemental permettrait de faire émerger des idées et solutions nouvelles. C’est ce qu’on fait nos membres sur yoomaneo, très nombreux à donner leur avis dans une discussion sur la super-pollution aérienne. 

Combattre la pollution par l’innovation technique ?

Nos membres semblent unanimement admettre qu’il est impossible que les usagers, par simple conscience environnementale, changent leurs habitudes. Depuis l’explosion des vols à bas prix au début des années 2000, le transport aérien est devenu accessible à tous et il est difficile de résister à des tarifs si attrayants. 

A notre époque on prend l’avion pour aller acheter une montre, une voiture ou pour signer un document à l’autre bout de l’Europe. On peut se rendre en Afrique pour 26 euros. Le marché encourage la population à voyager ainsi. […] — fred33270

Les prix des vols baissent et les salaires sont en hausse… Surtout du côté de la Chine. Ce qui permet aux personnes issues de la classe moyenne chinoise d’avoir davantage accès à ce genre de service. Pour remédier à cette vraisemblable explosion du trafic aérien, nos membres rivalisent d’idées ! Pour eux, les pistes prometteuses sont dans les biocarburants écologiques : hydrogènes ou hydrauliques.

Compte tenu de la croissance inéluctable de la demande, notamment du côté de l’Asie, seule l’innovation dans le domaine de la propulsion avec une énergie décarbonée, permettra de réduire les effets sur le climat. Il parait utopique de penser que les habitudes de transport vont changer. Oublions aussi l’avion à l’énergie purement électrique pour les vols moyens et longs courriers […] La piste la plus prometteuse serait l’hydrogène. Robin 135

Il faudrait innover dans un biocarburant écologique, qu’il soit de type électrique ou hydraulique. — Djams

Pour parer la super-pollution aérienne, la communauté yoomaneo laisse donc entendre qu’un changement du côté des mentalités s’avère compliqué. Si la plupart des membres ont proposé des réponses qui tournent, pour la plupart, autour d’innovations techniques diverses, certains ont également réfléchi à d’autres alternatives. 

Transformer les comportements par la sanction ou l’incitation ?

Les comportements environnementaux ont un impact sur le climat de notre planète, qui, étant un bien public mondial, doit être préservée. Pour ce faire, ces comportements peuvent être modifiés par les pouvoirs publics selon deux types de mesures que l’on retrouve dans la discussion. Certains membres misent sur des mesures incitatives, tandis que d’autres croient en l’efficacité de la contrainte et de l’obligation. La communauté s’accorde à considérer le prix du billet d’avion comme un outil de contrôle important. Toutefois, les avis divergent sur la façon dont celui-ci doit être modifié. Certains changeraient le prix selon le type de voyage, d’autres selon le taux de remplissage de l’avion, ou encore, par rapport à la durée du voyage… 

Il serait bien de baisser les prix des vols à l’attention des professionnels (voyages d’affaires) et à l’inverse augmenter les prix pour les vols de loisir. Mettre à profit les bénéfices engendrés dans la recherche pour améliorer et optimiser les énergies renouvelables et donc, amélioration qualité de l’environnement  Maestro

[…] Il ne faudrait pas revenir à un niveau de prix où uniquement les personnes aisées utilisent le transport aérien — Claude

Oui, augmenter les prix reviendrait à faire une sélection entre ceux qui peuvent ou non se permettre de prendre l’avion. Plutôt injuste comme système, mais comment réagit face aux vols low-costs ? C’est encore moins cher que le train, même pour un vol interne en France ! — Zak

Personnellement, j’appliquerai une taxe non pas selon le type de voyage mais selon le nombre de passagers dans l’avion. La taxe sera donc particulièrement élevée pour les jet-privés et ce ne sera pas les personnes les plus aidées qui pourront continuer à voyager. Il faudrait modifier notre façon de voyager également, qu’un vol aller-retour sur un week-end coûte plus cher qu’un vol aller-retour sur un mois — Majoub

L’avion est-il vraiment le moyen de transport le plus polluant ? 

Une idée en entraîne une autre et la discussion a réveillé un débat sous-jacent. Le transport aérien est le plus polluant, mais sous quelles conditions ? L’avion émet, d’après une étude de The Conversation, certes 125 fois plus de dioxyde de carbone qu’une voiture individuelle, toutefois un voyage Paris-Marseille a le même impact écologique en avion que pour une personne seule en voiture. D’autre part, il semble que le train ou le bus sont des modes de transport écologique à valoriser. 

Parfois prendre sa voiture est plus écologique que prendre l’avion, pour un même trajet Majoub 

C’est peut-être aussi une tendance à creuser : dvlper le réseau ferroviaire pour réduire les vols de courte-distance. […] vous pour le même prix vous prendrez le train ou l’avion ? — Zak

Il ne faut pas oublier que vous consommerez toujours plus par bateau ou voiture individuelle — ZoeM

Ce débat a stimulé les imaginaires de nos membres qui ont réfléchi en des solutions incluant une variété de moyens de transport. L’idée de mettre en place un budget carbone annuel par habitant qui calculerait notre consommation énergétique sur l’ensemble de nos déplacements a finalement surgi et pourrait se combiner à une des autres propositions : utiliser ces nouvelles sources de financement (taxes, hausse de prix) pour favoriser la recherche (dans le domaine des innovations techniques par exemple). 

Nous serons tous munis d’un appareil calculant notre taux d’émission de Co2. Une fois que nous dépassons notre taux maximum par an d’empreinte carbone, nous devrons payer des taxes plus élevées. Ce fonctionnement ne s’appliquera pas uniquement au niveau aérien puisque pour que ce soit plus juste et plus logique, il faudrait le mettre en place avec tous les types de transports. — Majoub

Mettre à profit les bénéfices engendrés pour la recherche, pour optimiser les énergies renouvelables et améliorer la qualité de l’environnement — Maestro

Ce fourmillement de propositions qui se complètent ont fait décoller de belles pistes de réflexion (non polluantes) ! 

____________________

Nos participants : Merci à fred33270, ZoeM, Kevnel, Lolo69006, PHILIPPE, Robin135, Djams, yoomaneo, Claude, Zak, Majoub et Maestro pour cette discussion !

Si vous aussi vous souhaitez donner votre avis sur ce sujet, contribuer aux articles yoomaneo ou poster vos propres discussions, rendez vous sur la communauté !

 

Un article rédigé par Marion.

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Comment donner un coup de pédale à la transition écologique ?

Comment donner un coup de pédale à la transition écologique ?

Comment donner un coup de pédale à la transition écologique ?

Comment donner un coup de pédale à la transition écologique ?

Le contexte 

L’État accorde une subvention pour acheter un vélo à assistance électrique (VAE) à condition de déjà bénéficier d’une aide obtenue au niveau local. Le montant de l’aide de l’État est identique au montant de l’aide accordée par la collectivité territoriale, dans la limite de 200 €.

La discussion 

Bonus vélo à assistance électrique : une aide financière lors de l’achat d’un vélo électrique sous conditions. Cette aide encourage-t-elle l’usage de ces vélos ? Qu’imaginer d’autre dans nos mobilités pour encourager la transition écologique ?  

Substituer le vélo électrique à la voiture ? 

Le vélo électrique est vu comme une solution à la surconsommation automobile dont l’usage est aujourd’hui un défi écologique majeur. Les transports sont responsables de 29% des émissions de gaz à effets de serre en France, et les voitures participent à 54% à ces émissions. La contribution de la voiture au réchauffement climatique s’élève donc à plus de 15% à elle seule ! Le vélo électrique ne se substitue pas à tous les usages de la voiture (difficile de ramener ses courses de la semaine pour 4 personnes à vélo), mais il constitue une réelle alternative pour plusieurs d’entre eux. 

En particulier, le vélo électrique est une bien meilleure option que la voiture pour se rendre au travail lorsque celui-ci est situé à moyenne distance. Dans plusieurs situations, il se compare également avantageusement au simple vélo : passé une distance de quelques kilomètres, ou sur terrain nivelé, le vélo traditionnel demande un réel effort physique qu’il est dur de fournir quotidiennement. Comme le mentionne un utilisateur, les distances sont raccourcies ! 

Un ancien collègue de travail avait lui investi dans un vélo électrique et les questions de distance étaient alors totalement modifiées. — Matthieu-B 

Au vu du montant à débourser pour s’équiper d’un vélo électrique, une aide de 200€ est la bienvenue. 

Tout ce qui donne un coup de pouce pour pouvoir faciliter une autre mobilité est bon à prendre. — Nonolyon 

Vu le prix conséquent d’un vélo électrique, le fait d’avoir une prime n’est pas à négliger — GMATGUI 

Je trouve que c’est une très bonne idée de donner un coup de pouce aux gens qui désirent acheter un vélo électrique — Laurentdu059 

Toutefois, c’est un montant faible comparé au coût de ce véhicule. Si on peut trouver des vélos électriques de faible qualité à moins de 1000€, pour un usage quotidien le budget à investir est plutôt de l’ordre de 1500€, voire plus. Comme un utilisateur en fait la remarque, c’est donc ceux qui envisagent déjà d’en acheter un qui vont bénéficier de l’aide de l’état. 

Si l’aide n’est que de 10% ou 20% par ex., compte tenu du reste à payer, elle risque d’être perçue que par des personnes qui ont les moyens, donc pas besoin d’aide. — Robin135 

Notons aussi que l’aide est soumise à conditions : là où il n’y a pas d’aide des collectivités il n’y a pas d’aide de l’état non plus ! Cette aide est-elle donc une bonne incitation ? 

Pas assez d’aide en région sud, dommage. — Mee 

Baisser le prix du vélo électrique, une bonne mesure ? 

Une production controversée

Si le vélo électrique a un réel intérêt dans différentes situations, il n’est pas épargné de quelques défauts. Sa batterie au lithium par exemple, comme le relèvent des membres de la communauté, est un composant qui fait objet de controverse. Le lithium est un élément dont la production est difficile, et les batteries elles-mêmes sont compliquées à recycler. 

Pour développer l’usage du vélo électrique il faut régler le problème des batteries (prix d’achat, échange, recyclage, etc.). — Jean38320 

La problématique des batteries polluantes pour les véhicules électriques va bientôt être conséquente. — GMATGUI 

De plus, le vélo électrique doit être rechargé régulièrement : en France l’électricité est produite via le parc nucléaire, mais dans de nombreux autres pays ce sont des centrales thermiques, reposant sur des matériaux fossiles, qui se chargent de produire cette énergie.  

Même si tous ces défauts sont dérisoires en comparaison du coût écologique de la voiture, certains regrettent qu’on encourage l’achat d’un vélo électrique quand un vélo traditionnel pourrait suffire. 

Un vélo électrique pour moins de 10km c’est de la bêtise […] Pour des trajets de moins de 10km il n’y a pas besoin d’électricité sur la région parisienne. — Xavier91720 

Une sécurité à renforcer

Par ailleurs la mesure proposée ne répond pas à l’obstacle principal de la circulation à vélo : la sécurité. Même si la mortalité à vélo est proche de celle des piétons, les chances de se blesser avoisinent celles d’un motocycliste, la catégorie la plus vulnérable ! En comparaison, en voiture les risques d’accidents (pour les cas mortels comme non-mortels) sont 30 fois inférieurs (à distance parcourue égale – statistiques en Angleterre pour l’année 2015) … La principale cause d’accident est la chute : de fait, la stabilité d’un vélo est facilement compromise par des obstacles (piétons, portières, …), ou les conditions météos (pluie, verglas, feuilles mortes…). Les accidents mortels sont eux causés en majorité par des conflits de trajectoire, et c’est aux carrefours qu’ils se produisent le plus. Pour un membre yoomaneo, les automobilises devrait revoir leur comportement sur la route à l’égard des cyclistes. 

Il faut aussi changer les mentalités des automobilistes qui ne roulent pas à vélo et qui sont des dangers forts et omniprésents pour les personnes circulant à deux roues — Matthieu-B 

Les infrastructures jouent elles aussi un rôle crucial dans la sécurité et mériteraient d’être améliorées avec des voies dédiées, des revêtement adhérents, ainsi que des carrefours aménagés. Tous ces dispositifs contribueraient grandement à réduire le danger. 

Il faut promouvoir les équipements cyclistes et vélo pour montrer qu’il est possible de faire du vélo même par temps de pluie ou de froid. — Xavier91720 

Pour développer encore plus ce mode de transport, il faudrait revoir de façon plus importante les réseaux routiers pour les adapter et les sécuriser — Matthieu-B 

Un objet soumis au vol

Un autre aspect majeur qui décourage de prendre le vélo est le risque de vol. Près de 400 000 vélos sont dérobés chaque année… et en conséquence, on estime que sur la même période, 80 000 cyclistes renoncent pour cette raison à ce mode de transport ! Quand on prend en compte le coût d’un vélo électrique, le vol est donc un réel facteur de découragement. Comme dans le cas de la sécurité routière, des solutions pourraient être mises en place pour sécuriser le stationnement. 

On a besoin de mettre en place des parkings sécurisés car il y a trop de vols, ou un système de tatouage efficace. — Jean38320 

L’aide à l’achat semble donc une maigre mesure, en comparaison des freins qui découragent l’usage du vélo électrique. Un participant à la discussion synthétise : 

Ce qui peut doper sérieusement l’usage du vélo, c’est avant tout la qualité et sécurité des infrastructures avec des voies propres et des stationnements sécurisés contre le vol ou les dégradations. — Robin135 

Une transition délicate à orchestrer 

Comme il a été relevé, le vélo ne peut pas toujours se substituer à la voiture : 

Tout le monde n’a pas la chance de travailler à proximité de son domicile et on ne peut pas empêcher chacun d’aller travailler dans un temps et coût acceptable. — Pascal1 

Lors de la mise en place des infrastructures qui rendent la ville plus cyclable, Il faut faire attention à ne pas trop concurrencer les usages des deux modes de transport. Si l’installation de pistes cyclables se fait au dépend des routes existantes, cela peut conduire à des embouteillages. Pourvu que les pistes ne soient pas utilisées et l’effet escompté sur la pollution sera inversé ! Un utilisateur cite à ce titre sa propre situation. 

Depuis que le nombre de voies de circulation a diminué pour faire autant de place pour les vélos, et qu’il y a plus de bouchons, je constate une augmentation de ma consommation d’essence ! — Pascal1 

Enfin, il ne faut pas dénigrer des options comme le covoiturage pour palier au problème automobile. Lors des déplacements du domicile vers le lieu de travail, le taux d’occupation des voitures est en effet particulièrement faible. En Europe, on ne compte qu’un 1.1 à 1.2 passagers par véhicule employé lors d’un déplacement pendulaire (déplacement domicile-travail du matin ou du soir). 

Pour les inconditionnels de la voiture il faut aussi penser au covoiturage. On constate trop d’autosolisme sur les routes. — Jean38320 

On peut citer quelques projets qui vont dans cette direction comme la voie A48 dédiée au covoiturage, ou le projet d’attribuer une voie du périphérique parisien à ce mode de transport. 

Nos participants : Merci à Matthieu, Laurentdu059, Nonolyon, GMATGUI, Robin135, Jean38320, Xavier91720, Mee, Pascal1, Saby1234, ZoeM et mousstera pour cette discussion ! 

Si vous aussi vous souhaitez donner votre avis sur ce sujet, contribuer aux articles yoomaneo ou poster vos propres discussions, rendez vous sur la communauté !

Un article rédigé par Jonas.

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Pourquoi devrions-nous quitter WhatsApp ?

Pourquoi devrions-nous quitter WhatsApp ?

Pourquoi devrions-nous quitter WhatsApp ?

Pourquoi devrions-nous quitter WhatsApp ? Comment le remplacer ? 

Transférer des données personnelles, est-ce bien sûr ? 

Depuis 2 semaines les nouvelles CGU de WhatsApp soulèvent des polémiques: partage de numéros de téléphone, contacts, noms, photos, statuts et horodatages avec Facebook. De nombreux utilisateurs préfèrent quitter l’application. Quels sont les risques?

Le transfert des données personnelles de WhatsApp à Facebook a suscité une première inquiétude chez les participants : l’apparition de potentielle failles de sécurité. Sur ce sujet, l’image du réseau social a été notamment ternie par le scandale Cambridge Analytica, révélé en mars 2018. Les journalistes ont rapporté que les données de millions d’utilisateurs avaient été extraites de Facebook, et utilisées notamment lors de l’élection présidentielle américaine de 2016.

Trop de risques sur ces applications ! Même sécurisé cela n’est pas possible à 100%.  —  GMATGUI

Beaucoup trop d’intrusions douteuses constatées !  —  Excuse

Or, le transfert de données n’améliorera pas les choses. Transférer les données sur une nouvelle plateforme, conduit souvent à ajouter des points d’accès ou à centraliser des informations qui les rendent de fait plus vulnérables.

En France par exemple, le logiciel Mega-Bus vers qui ont été centralisées les données d’une trentaine de laboratoires s’est faite dérober les informations médicales de près de 500 000 patients ! Un membre de la communauté fait d’ailleurs la remarque que les messageries Facebook et WhatsApp ne sont pas chiffrées et protégées, contrairement à celles des applications Telegram et Signal.

Un logiciel malveillant pourra facilement visualiser le contenu en clair  —  Ahaimoudi

Des données chez Facebook, pour quelle utilisation ?

Facebook, et de nombreuses autres applications en ligne, pratiquent abondamment la collecte de données sur leurs utilisateurs. Cette collecte est souvent opérée dans l’ombre, via les conditions générales d’utilisation (CGU). Par ce biais, les entreprises s’arrogent une multitude de droits, qui leur permettent d’exploiter les informations qui leur sont confiées. Même si la situation va en s’améliorant (demandes adressées à l’utilisateur pour la géolocalisation, ou pour les cookies installés), ces conditions sont encore aujourd’hui très permissives pour les entreprises… et très opaques ! Il est difficile de déterminer l’usage réel qui est fait par la suite des données personnelles.

L’une des principales finalités est le ciblage pour la publicité en ligne : de fait, ce marché est estimé en 2021 à 3,8 milliards d’euros. La publicité s’exprime sous de nombreuses formes, comme la fenêtre pop-up qui apparaît lors de l’usage d’une application mobile, que mentionne une utilisatrice. Mais c’est loin d’être la seule manière sous laquelle elle se présente à nous (recommandations commerciales dans les moteurs de recherche, encarts de pub sur les sites web, envoi d’emails personnalisés…) !

Personnellement je fais beaucoup de jeux sur internet et il n’y a que de la pub !  —  Agnesvetu

Placement de produit, pub c’est ce qui nous attend dans chaque application.  —  Frederic69

Aujourd’hui, les noms des GAFAs sont entachés à la suite de plusieurs dérives sur l’utilisation des données. Celui de Facebook ne fait pas exception, et n’inspire pas des réactions positives de la part de la communauté yoomaneo. Très récemment, l’entreprise a fait objet d’un nouveau scandale, accusée de propager les fake news pour s’enrichir. Le changement de nom annoncé (Facebook devient Méta) n’est pas anodin.

Je n’ai qu’une utilisation très réduite de Facebook par manque de confiance. Ce « mariage » ne me convient pas du tout.  —  Froufrou13

À propos du changement de nom de Facebook, n’hésitez pas à consulter la discussion à ce sujet !

Un prix à payer pour des services gratuits ?

Face à la migration annoncée des données, une partie des utilisateurs semblent résignés. Pour eux, l’utilisation qui est faite des données fait partie du modèle économique des services incriminés – c’est un contrat consenti par les utilisateurs. La solution qui est évoquée, est pour chacun de limiter son exposition sur les réseaux.

Tous ces réseaux sociaux ne sont pas « gratuits »  —  Eliane

Que préconisez-vous ? Ne pas exposer sa vie…  —  Excuse

Il faut éviter « d’étaler » sa vie et donner le moins d’informations pouvant être utilisées à notre insu  —  Mamymary

À ce propos, si cette solution vous paraît intéressante à creuser, nous vous conseillons la discussion « « E-suicide » : Avez-vous déjà pensé à disparaitre des réseaux ? » !

Une autre partie des utilisateurs soutient toutefois l’existence de logiciels libres. Parmi les alternatives, on a déjà cité précédemment Signal et Telegram. Le modèle économique sur lequel s’appuie ces deux licences est basé sur le don : payent ceux qui peuvent et veulent. C’est un modèle peu représenté mais qui compte tout de même de grands noms : on peut citer à cet égard l’encyclopédie en ligne Wikipédia, ou le système d’exploitation Linux.

Les alternatives existent et l’ergonomie et le service rendu par Signal par exemple sont comparables — Robin135

Reste l’inconvénient de devoir transférer ses contacts, comme il a été relevé dans la discussion. Choisir seul de changer d’application ne suffit pas, il faut pouvoir persuader son répertoire de contacts de changer avec soi.

C’est toujours contraignant de changer d’application (perte de contacts, documents…) — Maido2021

Enfin, c’est aussi prendre le risque de partager ses données avec une nouvelle entité, pointe du doigt un utilisateur.

Trop de contacts et d’informations en tous sens finissent par nuire ! — Selni

Un article rédigé par Jonas.

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Pourquoi une ville vendrait-elle son nom à une marque ?

Pourquoi une ville vendrait-elle son nom à une marque ?

Pourquoi une ville vendrait-elle son nom à une marque ?

Pourquoi une ville vendrait-elle son nom à une marque ?

La discussion 

La ville de Vendôme a vendu son nom à la multinationale LVMH contre 10.000€ et de nouveaux emplois. Le groupe peut désormais l’utiliser pour ses produits de joaillerie. Qu’est-ce que cela vous évoque ? Et si d’autres villes faisaient pareil ? 

Grace aux retours des membres de la communauté yoomaneo, nous avons pu réaliser un cours article évoquant les avantages et problématiques engendrées par ce genre d’action ! 

Quels avantages pour la ville et pour la marque ? 

Quels sont les avantages que la marque et la ville peuvent tirer de la vente du nom de cette dernière ?  

Pour la marque, c’est l’attachement à l’imaginaire de la ville qui est recherché. Certaines villes ont par exemple inspiré des marques : l’Oréal Paris par exemple, qui accole le nom de la capitale française à son nom de société.  Ce n’est pas toujours directement dans le nom de la marque mais parfois dans l’un de ses modèles ou gamme de produits que l’on retrouve le nom d’une ville : les voitures Ibiza par exemple, du constructeur Seat.  

L’imaginaire recherché peut relever tant de l’historicité – gage de prestige et de qualité – que de la localisation, ou d’attributs spécifiques à la ville dont la marque emprunte le nom. (Paris, ville de l’amour ? Millan, ville de la mode ? Las Vegas ville du jeu et de la fête ? Athènes, ville antique ? …) 

Les membres s’accordent pour dire que cela permet de construire une identité originale, qui se distingue dans un marché compétitif. 

Dans le marketing où il est nécessaire de se renouveler sans cesse, l’idée est plutôt ingénieuse. —  SyrineC 

La ville tire elle profit du rayonnement de la marque pour se faire connaître. Les membres de la communauté considèrent qu’une telle renommée peut attirer un flux touristique et de nouvelles activités ciblées par l’image véhiculée par la marque. 

Que penseriez-vous si LVMH avait racheté le nom de votre ville ? — Ça serait flatteur —  Ahaimoudi 

Il est intéressant d’associer le nom d’une ville à une marque : cela lui permet de gagner en notoriété et d’attirer plus d’entreprises —  Maido2021 

En outre, le revenu généré par la vente du nom peut bénéficier aux habitants. Si cela conduit à l’installation de l’entreprise acheteuse, cette vente peut également se transcrire sous forme d’emplois. 

L’argent encaissé peut permettre de rafraichir des monuments de la ville —  Laurentdu059 

La valorisation des emplois est intéressante et pérennise un tissu économique —  Maido2021 

Un conflit entre des usages 

Aujourd’hui, de nombreuses entreprises portent le nom d’une ville ou d’un territoire, souvent pour des raisons historiques. 

Certaines villes sont déjà associées par tous à des marques : Baccarat, St Louis  YJA 

Toutefois, les buts recherchés par les villes et les entreprises ne sont pas toujours compatibles. Fondamentalement, les sociétés visent le développement d’une image commerciale, dont la finalité est la vente de biens ou de services. Parallèlement, les villes ont à cœur de défendre une identité sociale : cela peut se traduire par une culture, des modes de vie, des valeurs. Lier les deux images sous un même nom c’est prendre le risque qu’à terme, l’entreprise impose sa vision. Une image agressive et innovante peut ainsi entrer en contradiction avec des valeurs de tradition et de sociabilité. 

Les villes ne sont pas des enseignes publicitaires ! —  Ludo 

Le changement des connotations associées à un nom comme celui de la ville où on habite peut donc conduire à un sentiment de rejet. Pour beaucoup, le lieu de vie est ancré à sa propre identité, et la dépossession de l’image de sa ville conduit au sentiment de perdre une partie de son identité. 

Ce sentiment peut se traduire aussi dans les usages : il ne sera plus possible pour quiconque de commercialiser des produits qui utilisent le nom de la marque, même pour les habitants eux-mêmes. Ça a été par exemple le cas des habitants de Laguiole : un entrepreneur a déposé le nom de la ville comme nom de plusieurs entreprises, ce qui en a entièrement bloqué l’usage. 

Une fois que la boite de Pandore est ouverte, il est toujours délicat de la refermer. Parmi les dérives, le cas de Laguiole est célèbre pour avoir défrayé la chronique. Blacktie 

 Problème éthique, tout est achetable ? 

Au-delà des aspects pratiques, ce cas met aussi en relief les limites du modèle capitaliste. Aujourd’hui les noms de villes sont des noms commerciaux comme d’autres. Si une ville souhaite rester maîtresse de son nom, elle doit le déposer à l’Institut national de protection industrielle, comme une entreprise qui commercialise un produit. C’est ce qu’a entreprit la ville de Deauville, ce qui lui a par la suite permis de poursuivre en justice la marque Honda lorsque celle-ci a voulu sortir une moto à ce nom.

Dans la majorité des cas, une entreprise n’est donc pas tenue de contracter un accord commercial avec la ville dont elle souhaite prendre le nom ! Elle peut directement se l’approprier sans passer par elle, pourvu qu’il ne soit pas déposé… Ethiquement, cela questionne les membres de la communauté !

Qui est en droit de vendre le nom d’un patrimoine historique ? —  I-I

Une grosse puissance financière peut acheter ce qu’elle veut… —  selni

En conclusion… une petit infographie pour visualiser en un coup d’oeil les opinions variées des membres de la communauté !

Si vous aussi vous souhaitez donner votre avis sur ce sujet, contribuer aux articles yoomaneo ou poster vos propres discussions, rendez vous sur la communauté !

Un article rédigé par Jonas.

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“Eau by McDo” : la nouvelle eau filtrée et payante de McDonald’s​

“Eau by McDo” : la nouvelle eau filtrée et payante de McDonald's

“Eau by McDo” : la nouvelle eau filtrée et payante de McDonald's

“Eau by McDo” : la nouvelle eau filtrée et payante de McDonald’s​

La discussion

Alors que cette nouvelle offre fait débat et que les clients s’interrogent sur l’origine de cette eau. 
« C’est de l’eau du robinet qui passe dans un filtre et que l’on vend entre 5 et 7 euros le litre. Probablement la plus grosse arnaque du siècle. » affirme un salarié.  
De son côté, l’entreprise justifie son offre en rappelant son objectif principal : “bannir les bouteilles en plastique” et en affirmant qu’il s’agit d’un système de purification de “grande qualité”, qui coûte cher.  

Les résultats :  

On a demandé aux membres de yoomaneo ce qu’ils pensaient de la nouvelle offre « Eau by McDo ». Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont été inspirés par le sujet. Retour sur leurs réactions :  
 
« Eau by McDo » : une cause louable :

Supprimer les bouteilles en plastique pour les remplacer par des gobelets en carton recyclables c’est respectable et ça l’est d’autant plus de la part d’une multinationale qui se doit d’être à l’initiative de mouvements en faveur de la transition écologique. 

  • Un objectif 0 plastique :

En France, un français consomme en moyenne 180 bouteilles en plastique à usage unique par an. Autant de bouteilles qui contribuent à la pollution ainsi qu’à la production de CO2. « Eau by McDo » participe à la suppression des bouteilles en plastique et c’est notable ! 

Ça fait quand même économiser 75 millions de bouteilles en plastique à l’année.  —CharloV 

  • Un acteur essentiel dans cette quête : 

L’enjeu autour de l’écologie est important et le défi de la transition écologique est surement le plus important de notre siècle. Il paraît donc essentiel que des multinationales comme McDonald’s montrent l’exemple à ses consommateurs.  

Je suis d’accord la cause est respectable et ça me paraît essentiel de supprimer les bouteilles plastiques et c’est chouette qu’une multinationale comme McDo entreprenne la démarche — estelleglt

Une pratique fortement critiquée :

Pour autant, sur yoomaneo, on ressent de l’aversion et du dégout vis-à-vis de cette nouvelle offre ! « Eau by McDo » a fait réagir les membres yoomaneo qui ont été particulièrement agacés par : 

  • Le non-sens de cette offre : 

Faire payer une ressource vitale si chère semble aberrant d’autant plus à l’heure où l’on prône la nourriture « healthy » et les différentes institutions font la guerre à la  « malbouffe » . 

Oui, c’est honteux ! Ils ne savent pas quoi inventer pour faire du fric ! On dit qu’il ne faut pas boire de soda alors ils font payer l’eau ! — Agnesvetu

Une carafe au mcdo ou dans une brasserie répondrait tout à fait au même besoin. L’eau courante ne peut pas être une marchandise, c’est un service inclus dans l’offre. — Jcd 

Les membres yoomaneo font aussi remonter un paradoxe entre l’offre de l’enseigne et les consommateurs qui fréquentent les fast-foods. Celle-ci ne semble pas adapté aux clients de l’enseigne. 

Je pense que les consommateurs ne sont pas dupes et que lorsqu’ils consomment un Mac Do ils sont conscients de ne pas manger ou boire des produits sains donc j’ai dû mal à imaginer qu’ils sont sensibles à la purification de l’eau de robinet. — SyrineC

  • Les justifications de McDo : 

Suite à l’enquête du Monde et de France Télévision, l’enseigne défend son offre en rappelant son objectif principal : “bannir les bouteilles en plastique” et en affirmant qu’il s’agit d’un système de purification de “grande qualité”, qui coûte cher. Cependant, l’argument de l’enseigne n’est pas crédible pour les membres de yoomaneo qui dénoncent des pratiques immorales proches du « greenwashing ».  

Je trouve que l’argument écologique de cette démarche est clairement du green washing pour justifier une stratégie avant tout commerciale et dont l’objectif est de faire des bénéfices  — SyrineC 

Des alternatives sont évoquées :

Une cause louable, des méthodes immorales, il n’en fallait pas plus pour les membres de yommaneo pour proposer de nouvelles alternatives. Pourquoi ne pas proposer des consignes ?  

Dans une démarche de réduction des déchets plastiques, Mcdo ne devrait-il pas proposer à ses clients la possibilité de remplir leur propre « gourde » ? — Yoannp

Merci à YJA, Elise_2021, Jcd, SyrineC, Nicola, mamymary, Agnesvetu, Yoannp, CharloV, Dede pour leur participation à cette discussion 

Un article rédigé par Estelle.

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