Comment donner un coup de pédale à la transition écologique ?

Comment donner un coup de pédale à la transition écologique ?

Comment donner un coup de pédale à la transition écologique ?

Comment donner un coup de pédale à la transition écologique ?

Le contexte 

L’État accorde une subvention pour acheter un vélo à assistance électrique (VAE) à condition de déjà bénéficier d’une aide obtenue au niveau local. Le montant de l’aide de l’État est identique au montant de l’aide accordée par la collectivité territoriale, dans la limite de 200 €.

La discussion 

Bonus vélo à assistance électrique : une aide financière lors de l’achat d’un vélo électrique sous conditions. Cette aide encourage-t-elle l’usage de ces vélos ? Qu’imaginer d’autre dans nos mobilités pour encourager la transition écologique ?  

Substituer le vélo électrique à la voiture ? 

Le vélo électrique est vu comme une solution à la surconsommation automobile dont l’usage est aujourd’hui un défi écologique majeur. Les transports sont responsables de 29% des émissions de gaz à effets de serre en France, et les voitures participent à 54% à ces émissions. La contribution de la voiture au réchauffement climatique s’élève donc à plus de 15% à elle seule ! Le vélo électrique ne se substitue pas à tous les usages de la voiture (difficile de ramener ses courses de la semaine pour 4 personnes à vélo), mais il constitue une réelle alternative pour plusieurs d’entre eux. 

En particulier, le vélo électrique est une bien meilleure option que la voiture pour se rendre au travail lorsque celui-ci est situé à moyenne distance. Dans plusieurs situations, il se compare également avantageusement au simple vélo : passé une distance de quelques kilomètres, ou sur terrain nivelé, le vélo traditionnel demande un réel effort physique qu’il est dur de fournir quotidiennement. Comme le mentionne un utilisateur, les distances sont raccourcies ! 

Un ancien collègue de travail avait lui investi dans un vélo électrique et les questions de distance étaient alors totalement modifiées. — Matthieu-B 

Au vu du montant à débourser pour s’équiper d’un vélo électrique, une aide de 200€ est la bienvenue. 

Tout ce qui donne un coup de pouce pour pouvoir faciliter une autre mobilité est bon à prendre. — Nonolyon 

Vu le prix conséquent d’un vélo électrique, le fait d’avoir une prime n’est pas à négliger — GMATGUI 

Je trouve que c’est une très bonne idée de donner un coup de pouce aux gens qui désirent acheter un vélo électrique — Laurentdu059 

Toutefois, c’est un montant faible comparé au coût de ce véhicule. Si on peut trouver des vélos électriques de faible qualité à moins de 1000€, pour un usage quotidien le budget à investir est plutôt de l’ordre de 1500€, voire plus. Comme un utilisateur en fait la remarque, c’est donc ceux qui envisagent déjà d’en acheter un qui vont bénéficier de l’aide de l’état. 

Si l’aide n’est que de 10% ou 20% par ex., compte tenu du reste à payer, elle risque d’être perçue que par des personnes qui ont les moyens, donc pas besoin d’aide. — Robin135 

Notons aussi que l’aide est soumise à conditions : là où il n’y a pas d’aide des collectivités il n’y a pas d’aide de l’état non plus ! Cette aide est-elle donc une bonne incitation ? 

Pas assez d’aide en région sud, dommage. — Mee 

Baisser le prix du vélo électrique, une bonne mesure ? 

Une production controversée

Si le vélo électrique a un réel intérêt dans différentes situations, il n’est pas épargné de quelques défauts. Sa batterie au lithium par exemple, comme le relèvent des membres de la communauté, est un composant qui fait objet de controverse. Le lithium est un élément dont la production est difficile, et les batteries elles-mêmes sont compliquées à recycler. 

Pour développer l’usage du vélo électrique il faut régler le problème des batteries (prix d’achat, échange, recyclage, etc.). — Jean38320 

La problématique des batteries polluantes pour les véhicules électriques va bientôt être conséquente. — GMATGUI 

De plus, le vélo électrique doit être rechargé régulièrement : en France l’électricité est produite via le parc nucléaire, mais dans de nombreux autres pays ce sont des centrales thermiques, reposant sur des matériaux fossiles, qui se chargent de produire cette énergie.  

Même si tous ces défauts sont dérisoires en comparaison du coût écologique de la voiture, certains regrettent qu’on encourage l’achat d’un vélo électrique quand un vélo traditionnel pourrait suffire. 

Un vélo électrique pour moins de 10km c’est de la bêtise […] Pour des trajets de moins de 10km il n’y a pas besoin d’électricité sur la région parisienne. — Xavier91720 

Une sécurité à renforcer

Par ailleurs la mesure proposée ne répond pas à l’obstacle principal de la circulation à vélo : la sécurité. Même si la mortalité à vélo est proche de celle des piétons, les chances de se blesser avoisinent celles d’un motocycliste, la catégorie la plus vulnérable ! En comparaison, en voiture les risques d’accidents (pour les cas mortels comme non-mortels) sont 30 fois inférieurs (à distance parcourue égale – statistiques en Angleterre pour l’année 2015) … La principale cause d’accident est la chute : de fait, la stabilité d’un vélo est facilement compromise par des obstacles (piétons, portières, …), ou les conditions météos (pluie, verglas, feuilles mortes…). Les accidents mortels sont eux causés en majorité par des conflits de trajectoire, et c’est aux carrefours qu’ils se produisent le plus. Pour un membre yoomaneo, les automobilises devrait revoir leur comportement sur la route à l’égard des cyclistes. 

Il faut aussi changer les mentalités des automobilistes qui ne roulent pas à vélo et qui sont des dangers forts et omniprésents pour les personnes circulant à deux roues — Matthieu-B 

Les infrastructures jouent elles aussi un rôle crucial dans la sécurité et mériteraient d’être améliorées avec des voies dédiées, des revêtement adhérents, ainsi que des carrefours aménagés. Tous ces dispositifs contribueraient grandement à réduire le danger. 

Il faut promouvoir les équipements cyclistes et vélo pour montrer qu’il est possible de faire du vélo même par temps de pluie ou de froid. — Xavier91720 

Pour développer encore plus ce mode de transport, il faudrait revoir de façon plus importante les réseaux routiers pour les adapter et les sécuriser — Matthieu-B 

Un objet soumis au vol

Un autre aspect majeur qui décourage de prendre le vélo est le risque de vol. Près de 400 000 vélos sont dérobés chaque année… et en conséquence, on estime que sur la même période, 80 000 cyclistes renoncent pour cette raison à ce mode de transport ! Quand on prend en compte le coût d’un vélo électrique, le vol est donc un réel facteur de découragement. Comme dans le cas de la sécurité routière, des solutions pourraient être mises en place pour sécuriser le stationnement. 

On a besoin de mettre en place des parkings sécurisés car il y a trop de vols, ou un système de tatouage efficace. — Jean38320 

L’aide à l’achat semble donc une maigre mesure, en comparaison des freins qui découragent l’usage du vélo électrique. Un participant à la discussion synthétise : 

Ce qui peut doper sérieusement l’usage du vélo, c’est avant tout la qualité et sécurité des infrastructures avec des voies propres et des stationnements sécurisés contre le vol ou les dégradations. — Robin135 

Une transition délicate à orchestrer 

Comme il a été relevé, le vélo ne peut pas toujours se substituer à la voiture : 

Tout le monde n’a pas la chance de travailler à proximité de son domicile et on ne peut pas empêcher chacun d’aller travailler dans un temps et coût acceptable. — Pascal1 

Lors de la mise en place des infrastructures qui rendent la ville plus cyclable, Il faut faire attention à ne pas trop concurrencer les usages des deux modes de transport. Si l’installation de pistes cyclables se fait au dépend des routes existantes, cela peut conduire à des embouteillages. Pourvu que les pistes ne soient pas utilisées et l’effet escompté sur la pollution sera inversé ! Un utilisateur cite à ce titre sa propre situation. 

Depuis que le nombre de voies de circulation a diminué pour faire autant de place pour les vélos, et qu’il y a plus de bouchons, je constate une augmentation de ma consommation d’essence ! — Pascal1 

Enfin, il ne faut pas dénigrer des options comme le covoiturage pour palier au problème automobile. Lors des déplacements du domicile vers le lieu de travail, le taux d’occupation des voitures est en effet particulièrement faible. En Europe, on ne compte qu’un 1.1 à 1.2 passagers par véhicule employé lors d’un déplacement pendulaire (déplacement domicile-travail du matin ou du soir). 

Pour les inconditionnels de la voiture il faut aussi penser au covoiturage. On constate trop d’autosolisme sur les routes. — Jean38320 

On peut citer quelques projets qui vont dans cette direction comme la voie A48 dédiée au covoiturage, ou le projet d’attribuer une voie du périphérique parisien à ce mode de transport. 

Nos participants : Merci à Matthieu, Laurentdu059, Nonolyon, GMATGUI, Robin135, Jean38320, Xavier91720, Mee, Pascal1, Saby1234, ZoeM et mousstera pour cette discussion ! 

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Consommateurs d’art, que pensez-vous du virtuel ?

Consommateurs d’art, que pensez-vous du virtuel ?

Consommateurs d’art, que pensez-vous du virtuel ?

Discussion

Faute de pouvoir investir galeries et musées, 136 jeunes artistes choisissent d’exposer leurs œuvres dans un monde ouvert virtuel : Wretched Light Industry. Une solution de passage ou un bouleversement de notre rapport à l’art ?

Un mode d’exposition pour mieux toucher le public.

Un premier point d’intérêt qui a été mis en valeur au cours de la discussion, est le gain d’accessibilité que propose un art virtualisé. L’avantage majeur d’une telle forme d’expression est la dématérialisation de l’espace d’exposition. Chacun peut entrer dans le monde de Wretched Light Industry, pourvu qu’on ait internet ! Conséquemment, plusieurs contraintes liées aux musées traditionnels disparaissent : trajet à faire, temps d’attente à la billetterie, horaire d’ouverture, affluence… Ceci résonne d’autant plus avec la crise pandémique qui sévit : ne pas avoir de contact physique avec d’autres visiteurs permet d’éviter les risques de contagion. Ces considérations permettent ainsi d’envisager un publique plus nombreux, car moins limité dans son accès aux œuvres.

C’est bien de pouvoir voir des peintures sur internet quand on n’a pas les moyens de se payer le voyage. — Maido2021

Cela rend l’art accessible à tous plus facilement — Sandro026

En outre, c’est aussi un public nouveau qui pourrait prendre goût à l’art, suggèrent certains utilisateurs. Notamment les jeunes et technophiles peu férus de musée pourraient se découvrir un goût pour les espaces d’exposition virtuels. Ces espaces rappellent ceux déployés dans les jeux vidéo, notamment les jeux de rôle (RPG – Rôle Playing Games) où l’environnement virtuel constitue un terrain d’exploration (on peut penser à des jeux comme The Legend of Zelda ou The Witcher). Par ailleurs, des dispositifs technologiques comme les casques de réalité virtuelle (VR), permettent une expérience immersive pour le spectateur.

Très intéressant pour les jeunes qui n’ont pas eu l’occasion ou l’envie de faire certains grands musées. — Yrodriguez

Cela pourrait attirer plus facilement les jeunes grands consommateurs de net et de nouveautés. — Ludo

Une offre en complément des musées traditionnels

Les musées sont habituellement peu disponibles pour faire la promotion de jeunes talents, par manque de moyens et soucis d’impartialité. Les espaces virtuels peuvent assurer cette fonction : eux ne sont pas limités en taille, et permettent à tous de s’exprimer !

De très belles opportunités de lancement pour ces artistes qui je pense, perdureront après la crise. — Maido2021

De nombreuses autres contraintes techniques sont évitées (gestion des visiteurs, entretien des locaux, sécurité), ce qui permet de développer des projets avec peu de ressources.

Les musées trouvent également leur compte dans ce nouveau mode d’exposition. Comme on l’a vu, ces espaces virtuels peuvent être un moyen pour intéresser une nouvelle communauté à l’art, habituellement réfractaire. Des membres de la communauté évoquent que des dialogues peuvent se créer, entre espaces réels et virtuels, entre nouveau et ancien. Un exemple de ce type d’hybridation peut être l’exposition « Van Gogh, The Immersive Expérience ». Grâce à des techniques d’imagerie virtuelles et VR, les spectateurs sont invités à redécouvrir de manière interactive les œuvres du peintre néerlandais. Cette exposition s’adresse à un jeune public et fait office d’une introduction ludique au courant impressionniste.

Ni une solution de passage ni un bouleversement – des habitudes qui cohabiteront — Maido2021

Ça commençait déjà même à cohabiter avant la crise, avec l’arrivée de nombreuses expériences de réalité virtuelle et augmentée dans plusieurs musées ! — ZoeM

Enfin, notons que les espaces virtuels ne sont pas juste une transcription digitale des espaces muséaux : ce sont aussi des lieux pour des créations originales qui ne peuvent pas se tenir ailleurs. Un espace virtuel n’a pas de réelle contrainte physique et permet de concevoir des objets qui questionnent notre rapport à la réalité. Le jeu Viewfinder illustre bien les possibilités en la matière. C’est un jeu d’aventure dans lequel le participant est amené à prendre des photos qui prennent vie de manière surréaliste. Comme un commentaire nous incite à le penser, il ne faut pas voir l’art virtuel comme une solution de remplacement, mais bien comme une extension !

Ce n’est pas pour moi juste un passage, c’est une évolution de l’art. — Alexandrieb

Une tendance dangereuse ?

De nos jours, souligne une utilisatrice, de nombreux contenus et services tendent à se dématérialiser. Des documents essentiels (comptes-rendus bancaires, feuilles de salaire, pass sanitaire…) sont difficiles à retrouver sans accès à internet. Le covid a contribué à accélérer cette tendance, avec l’incitation des gens à rester chez eux. Le télétravail est devenu une obligation pour certains, tandis que les cinémas et théâtres ont perdu une partie de leur public en faveur des services de vidéo à la demande comme Netflix et Amazon.

Attention, tout peut devenir rapidement virtuel, les pièces de théâtre, les musées, les expositions, les châteaux … — Mamymary

Or, cela laisse sur le banc la part de la population qui n’est pas à l’aise avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication, et en particulier avec les usages liés à internet. En 2017, on a estimé à 13 millions le nombre de Français en difficulté avec le numérique. Il est important de maintenir une proposition culturelle accessible à tous et des musées solides, qui maintiennent un lien social, s’inscrivent dans cette démarche.

Ce mode d’exposition perdurera mais en accompagnement des expositions traditionnelles. — Eliane

S’il vous plairait de débattre plus longuement sur l’importance du lien social dans la société, nous vous suggérons la discussion sur les caisses de bavardage !

Merci à yrodriguez, Alexandrieb, Eliane, Ludo, mamymary, Saby1234, Lumaxel, Maido2021, Amaya13100 et Sandro026 pour leurs contributions ! 

Pourquoi une ville vendrait-elle son nom à une marque ?

Pourquoi une ville vendrait-elle son nom à une marque ?

Pourquoi une ville vendrait-elle son nom à une marque ?

Pourquoi une ville vendrait-elle son nom à une marque ?

La discussion 

La ville de Vendôme a vendu son nom à la multinationale LVMH contre 10.000€ et de nouveaux emplois. Le groupe peut désormais l’utiliser pour ses produits de joaillerie. Qu’est-ce que cela vous évoque ? Et si d’autres villes faisaient pareil ? 

Grace aux retours des membres de la communauté yoomaneo, nous avons pu réaliser un cours article évoquant les avantages et problématiques engendrées par ce genre d’action ! 

Quels avantages pour la ville et pour la marque ? 

Quels sont les avantages que la marque et la ville peuvent tirer de la vente du nom de cette dernière ?  

Pour la marque, c’est l’attachement à l’imaginaire de la ville qui est recherché. Certaines villes ont par exemple inspiré des marques : l’Oréal Paris par exemple, qui accole le nom de la capitale française à son nom de société.  Ce n’est pas toujours directement dans le nom de la marque mais parfois dans l’un de ses modèles ou gamme de produits que l’on retrouve le nom d’une ville : les voitures Ibiza par exemple, du constructeur Seat.  

L’imaginaire recherché peut relever tant de l’historicité – gage de prestige et de qualité – que de la localisation, ou d’attributs spécifiques à la ville dont la marque emprunte le nom. (Paris, ville de l’amour ? Millan, ville de la mode ? Las Vegas ville du jeu et de la fête ? Athènes, ville antique ? …) 

Les membres s’accordent pour dire que cela permet de construire une identité originale, qui se distingue dans un marché compétitif. 

Dans le marketing où il est nécessaire de se renouveler sans cesse, l’idée est plutôt ingénieuse. —  SyrineC 

La ville tire elle profit du rayonnement de la marque pour se faire connaître. Les membres de la communauté considèrent qu’une telle renommée peut attirer un flux touristique et de nouvelles activités ciblées par l’image véhiculée par la marque. 

Que penseriez-vous si LVMH avait racheté le nom de votre ville ? — Ça serait flatteur —  Ahaimoudi 

Il est intéressant d’associer le nom d’une ville à une marque : cela lui permet de gagner en notoriété et d’attirer plus d’entreprises —  Maido2021 

En outre, le revenu généré par la vente du nom peut bénéficier aux habitants. Si cela conduit à l’installation de l’entreprise acheteuse, cette vente peut également se transcrire sous forme d’emplois. 

L’argent encaissé peut permettre de rafraichir des monuments de la ville —  Laurentdu059 

La valorisation des emplois est intéressante et pérennise un tissu économique —  Maido2021 

Un conflit entre des usages 

Aujourd’hui, de nombreuses entreprises portent le nom d’une ville ou d’un territoire, souvent pour des raisons historiques. 

Certaines villes sont déjà associées par tous à des marques : Baccarat, St Louis  YJA 

Toutefois, les buts recherchés par les villes et les entreprises ne sont pas toujours compatibles. Fondamentalement, les sociétés visent le développement d’une image commerciale, dont la finalité est la vente de biens ou de services. Parallèlement, les villes ont à cœur de défendre une identité sociale : cela peut se traduire par une culture, des modes de vie, des valeurs. Lier les deux images sous un même nom c’est prendre le risque qu’à terme, l’entreprise impose sa vision. Une image agressive et innovante peut ainsi entrer en contradiction avec des valeurs de tradition et de sociabilité. 

Les villes ne sont pas des enseignes publicitaires ! —  Ludo 

Le changement des connotations associées à un nom comme celui de la ville où on habite peut donc conduire à un sentiment de rejet. Pour beaucoup, le lieu de vie est ancré à sa propre identité, et la dépossession de l’image de sa ville conduit au sentiment de perdre une partie de son identité. 

Ce sentiment peut se traduire aussi dans les usages : il ne sera plus possible pour quiconque de commercialiser des produits qui utilisent le nom de la marque, même pour les habitants eux-mêmes. Ça a été par exemple le cas des habitants de Laguiole : un entrepreneur a déposé le nom de la ville comme nom de plusieurs entreprises, ce qui en a entièrement bloqué l’usage. 

Une fois que la boite de Pandore est ouverte, il est toujours délicat de la refermer. Parmi les dérives, le cas de Laguiole est célèbre pour avoir défrayé la chronique. Blacktie 

 Problème éthique, tout est achetable ? 

Au-delà des aspects pratiques, ce cas met aussi en relief les limites du modèle capitaliste. Aujourd’hui les noms de villes sont des noms commerciaux comme d’autres. Si une ville souhaite rester maîtresse de son nom, elle doit le déposer à l’Institut national de protection industrielle, comme une entreprise qui commercialise un produit. C’est ce qu’a entreprit la ville de Deauville, ce qui lui a par la suite permis de poursuivre en justice la marque Honda lorsque celle-ci a voulu sortir une moto à ce nom.

Dans la majorité des cas, une entreprise n’est donc pas tenue de contracter un accord commercial avec la ville dont elle souhaite prendre le nom ! Elle peut directement se l’approprier sans passer par elle, pourvu qu’il ne soit pas déposé… Ethiquement, cela questionne les membres de la communauté !

Qui est en droit de vendre le nom d’un patrimoine historique ? —  I-I

Une grosse puissance financière peut acheter ce qu’elle veut… —  selni

En conclusion… une petit infographie pour visualiser en un coup d’oeil les opinions variées des membres de la communauté !

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Projet ARIANE, faciliter l’installation électrique

Projet ARIANE, faciliter l’installation électrique

Projet ARIANE, faciliter l’installation électrique

26
participants

8 questions sur
7 jours

183 posts
échangés

10 000 points
partagés

26
participants

8 questions sur
7 jours

183 posts
échangés

10 000 points
partagés

Ce projet était destiné aux professionnels intervenant sur les installations électriques dans l’industrie ou le tertiaire. Il s’agit d’un concept d’étiquetage connecté pour les circuits électriques.

Vos réactions spontanées

De prime abord, le concept ARIANE vous parait intéressant puisque vous le percevez comme une solution pérenne qui vous permet de gagner du temps dans votre travail. Vous avez perçu le concept comme étant pratique et peu encombrant. Cependant, certains d’entre vous sont déjà pleinement satisfaits des solutions existantes et ne s’imaginent pas avoir recours à la solution, d’autant plus que la solution n’est pas adaptée pour les chantiers dans lesquelles vous ne pouvez pas utiliser votre téléphone portable, que ce soit parce que le chantier l’interdit ou bien parce que le réseau ne le permet pas.

Vos doutes

Malgré votre intérêt pour la solution vous exprimez des doutes et vous vous questionnez quant à :

  • La durabilité des étiquettes
  • L’efficacité de la solution en cas de proximité des étiquettes
  • La politique de protection des données
  • La facilité d’accès à l’information
  • Les conséquences d’un bug informatique

L’évaluation des fonctions

La fonction d’accès, de traçabilité et de suivi des interventions par circuit est celle qui vous attire le plus. En effet, cette fonction facilite la surveillance d’un site ainsi que la transmission d’informations entre électriciens tout en vous faisant gagner du temps.

Vos émotions

Vous avez ressenti de l’espoir, de la joie et de la surprise à la découverte du concept, ce qui reflète votre enthousiasme vis-à-vis de la solution et du gain de temps qu’elle permet. Cependant, certains d’entre vous ont aussi ressenti de l’anxiété de l’aversion vis-à-vis de la difficulté de mise en place perçue. De plus, du fait de l’impossibilité d’avoir recours à la solution sur certains sites, vous n’avez pas ressenti beaucoup de soulagement et de fierté.

L’adéquation au contexte actuel

Pour la plupart d’entre vous, la solution est en phase avec les tendances actuelles de digitalisation. De plus elle répond à une recherche d’efficacité et de praticité de plus en plus présente dans vos métiers. Cependant, elle n’est pas totalement adaptée à vos activités professionnelles : la nécessité d’avoir accès à un réseau ne vous permet pas de couvrir l’ensemble de vos chantiers.

Le consentement à payer

Par rapport aux colliers classiques, vous êtes tous prêts à payer plus pour bénéficier de colliers équipés de la technologie NFC. Cependant, vous êtes nombreux à être réticents à payer un abonnement. En effet, vous préférez payer davantage pour le tag NFC et avoir un accès gratuit à l’application. Parmi ceux qui acceptent de payer un abonnement, la grande majorité imagine payer un abonnement annuel.

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“Eau by McDo” : la nouvelle eau filtrée et payante de McDonald’s​

“Eau by McDo” : la nouvelle eau filtrée et payante de McDonald's

“Eau by McDo” : la nouvelle eau filtrée et payante de McDonald's

“Eau by McDo” : la nouvelle eau filtrée et payante de McDonald’s​

La discussion :

Alors que cette nouvelle offre fait débat et que les clients s’interrogent sur l’origine de cette eau. 
« C’est de l’eau du robinet qui passe dans un filtre et que l’on vend entre 5 et 7 euros le litre. Probablement la plus grosse arnaque du siècle. » affirme un salarié.  
De son côté, l’entreprise justifie son offre en rappelant son objectif principal : “bannir les bouteilles en plastique” et en affirmant qu’il s’agit d’un système de purification de “grande qualité”, qui coûte cher. 

Les résultats : 

On a demandé aux membres de yoomaneo ce qu’ils pensaient de la nouvelle offre « Eau by McDo ». Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont été inspirépar le sujet. Retour sur leurs réactions :  

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Tendances : quels nouveaux loisirs en 2021 ?

Tendances : quels nouveaux loisirs en 2021 ?

Tendances : quels nouveaux loisirs en 2021 ?

Tendances : quels nouveaux loisirs en 2021 ?

La discussion :

Comment s’épanouir dans le contexte que nous connaissons tous depuis un an ? Qu’a-t-il changé à nos loisirs ? Lesquels ont émergés ou émergeront ? Que ne faites-vous plus et ne referrez certainement pas ? A-t-il provoqué de belles découvertes ?

Les résultats : 

On a demandé aux membres de yoomaneo comment ils avaient transformés leurs habitudes et fait évoluer leurs loisirs face aux contraintes imposées par cette dernière année. Sport et culture en ligne de mire, la communauté a tout de même joliment su se réinventer !

Le sport, le premier loisir qui doit évoluer

Sur yoomaneo, on ressent de la frustration et de la tristesse de ne plus pouvoir vivre comme avant. Le domaine sportif semble être l’un des premiers impacté. A l’heure où les sports en intérieur et les sports collectifs sont devenus des activités à la marge d’un monde en plein crise sanitaire, il est nécessaire pour nos sportifs de se réinventer !

Plusieurs alternatives sont évoquées :

  • Découvrir de nouvelles activités. Changer d’air, pratiquer du vélo, de la rando, ces sports en plein air qui semblent affranchis de tout risque sanitaire et qui permettent de découvrir un peu mieux son lieu de vie.

La marche la randonnée nous a permis de découvrir des lieux méconnus a cote de chez soi clecol100

  • Pratiquer l’hybridation légère : continuer son sport collectif via des outils de visio (zoom, skype, teams…). Les cours de yoga, pilate peuvent se faire à distance en live ou en envoyant des cours pré enregistré, qui permet de continuer son activité… seul, dans son salon. Autant dire que cette activité fait moins rêver nos utilisateurs :

La prof nous envoie des vidéos pour nous guider, mais ça n’a pas le même charme   Pounou

On peut continuer les pratiques individuellement mais en groupe via whatsapp / teams / zoom etc. Il suffit juste de se mettre d’accord sur un créneau et acter date et heure fixe. Bien entendu le contact tactile manque mais on a la chance de pouvoir se voir et s’entendre en vidéo… perlekabyle

  • Pratiquer une hybridation forte. On appelle ça la phigitalisation : mêler du digital et du physique. Il est souvent nécessaire d’avoir un peu de matériel, mais certaines applications se sont déjà emparées de la tendance en proposant des applications ludique à domicile. C’est le cas de zwift par exemple qui propose un format d’entrainement à domicile… Un peu futuriste !

Je pense que les loisirs mêlant Sport et culture se sont émancipés, également les pratiques dites « phygital » (comme zwift). L’avenir portera sur le digital également pour tout loisir. Paxou7

Cette transformation des activités sportives provoque quelques regrets, mais certains des membres yoomaneo constatent tout de même que la crise sanitaire a permis de s’intéresser à de nouvelles activités et donc à découvrir de nouveaux sports : c’est l’heure de gloire du ski de fond, de la randonnée, du footing et du vélo électrique… !

Le vélo électrique est une belle découverte. Il me permet de m’évader, plus loin et sans effort Hurane1ml

En 2021 : comment réinventer notre consommation culturelle ?

La culture et la Covid ne fond pas bon ménage. Les cinémas, salles de concerts et de théâtre sont enfermés derrière leurs portes closes et le transport à domicile n’est pas chose facile. Nos utilisateurs changent leurs habitudes : on découvre l’univers des séries sur notre canapé en se posant la question de l’avenir des salles de ciné. On s’adapte en prenant des cours de clarinette sur MOOC, en construisant des concerts mosaïques pour les réseaux… Mais recréer du collectif avec des vignettes individuelles semble être un vrai challenge.

Au début, musiciens, nous avons fait des vidéos de mosaïques d’individualités regroupée en orchestre. C’est difficile individuellement à enregistrer , cela ne vaut pas un clip, et surtout il n’y a aucun lien social de créer. A abandonner. Bbernard

Nos loisirs : une belle hybridation entre tradition et digitalisation

Au final, cette crise sanitaire nous enferme chez nous et nous demande de nous satisfaire de loisirs accessibles dans une sphère très fermée, très privée. L’évolution de nos habitudes est surprenante et intéressante ! D’un côté, un « retour aux bases ». Tantôt accroupis dans nos jardins à planter, arroser, rempoter nos petits mondes végétaux ; à s’attabler autour de quelques parties de jeux de sociétés…

Les jeux de société en visio, à défaut de les faire en vrai. Les loisirs créatifs et le jardinage remplacent pour le moment les WE en vadrouille.RLA

Tantôt connectés de la tête aux pieds : à rejoindre des communautés en ligne et à explorer de nouveaux horizon binaires.

Cette dernière année nous a demandé un bel effort de créativité pour trouver de nouveaux loisirs adaptés, pour réinventer notre quotidien et s’affranchir des regrets et frustrations d’un temps qui semble nous avoir échappé…

Essayons de nous dire que cette brèche temporelle est une petite fenêtre de nouvelles opportunités qui s’est ouverte et qui doucement se referme, pour nous laisser retourner (bientôt !) vaquer à nos occupations favorites.

Merci à Paxou7, Pounou, Bbernard, perlekabyle, Hurane1ml, Morganelg, Mee, RLA, Lison et clecol100 pour leur participation à cette discussion

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