Les villes sont-elles sexistes ?

Les villes sont-elles sexistes ? Les villes sont-elles sexistes ?

En France, d’après l’association Osez le féminisme !, seulement 6 % des noms de rues sont féminisés. Le débat peut sembler futile puisque les passants ne sont pas attentifs aux noms de rues. Nous les regardons inconsciemment. Sauf que la force de l’inconscient, justement, n’est peut-être pas à négliger.

 

Les noms de ville, témoins de l’histoire

Les noms des rues  sont plus que de simples indicateurs pour se repérer dans un territoire, ils agissent également comme témoins de l’Histoire et véhiculent les valeurs d’une ville. Les dénominations de voies publiques sont conçues comme un moyen d’illustrer une vision particulière de notre société. Par exemple, Paris est la ville où le nombre de rues portant le nom d’un soldat est le plus important au monde : cela illustre le passé combatif et courageux de la cité. En Allemagne, ce sont les philosophes et les compositeurs qui sont valorisés. Effacer les femmes de l’environnement urbain en leur rendant hommage dans un pourcentage minime de nos rues, c’est donc perpétuer un certain nombre de stéréotypes patriarcaux, c’est les cantonner à un espace domestique et nier leur importance dans la vie publique et dans l’histoire du pays. 

Un aménagement urbain plus égalitaire

Pourtant, imaginer un aménagement urbain plus égalitaire est possible ! Les membres de la communauté yoomaneo n’ont pas hésité à partager leurs idées.

Organiser l’espace urbain dans une perspective féministe passe par les noms de rues mais pas uniquement. Comme le souligne Robin135, pour donner confiance aux femmes dans l’espace public.

 

Il faut plus de noms de rues portant des noms de femmes célèbres ou méritantes, c’est symbolique mais ce n’est pas celui qui changera forcément la donne. Aussi beaucoup plus de sécurité, pas tant sur l’ajout d’éclairage mais avec une vraie politique de sécurisation (vidéoprotection, plus de présence policière, pénalisation plus rigoureuse de comportements sexistes inacceptables…). Il faudrait plus de propreté également […] peut-être en installant plus de toilettes publiques.

 

Il conclut sa proposition en ajoutant qu’il faudrait éduquer les citoyens sur ce type de sujet. 

 

Djams est du même avis puisqu’il propose également davantage de caméras de surveillance et plus de noms de rue de femmes célèbres. Il ajoute qu’en mettant en place un service de taxi avec des chauffeurs de sexe féminin, les déplacements dans la ville seront également plus sécurisés. 

 

Un échange de commentaires entre Mee et Majoub souligne l’importance des icônes dans le paysage urbain, à savoir plus de statues qui représentent des femmes et plus de personnages féminins sur les panneaux signalétiques. 

 

Que pensez-vous de ces idées ? En avez-vous d’autres ? 

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S’implanter son pass sanitaire dans le creux de la main, la nouvelle mode séduisante de la Suède

S’implanter son pass sanitaire dans le creux de la main, la nouvelle mode séduisante de la Suède

S’implanter son pass sanitaire dans le creux de la main, la nouvelle mode séduisante de la Suède

S’implanter son pass sanitaire dans le creux de la main, la nouvelle mode séduisante de la Suède

Les suédois ouvrent le bal du biohacking en proposant de se faire implanter son pass sanitaire dans le bras ou sous la main. De la taille d’un grain de riz, cette petite puce fonctionne sans batterie et sans signal et ne s’active qu’en présence de capteurs.

Qu’en pensez-vous ? Seriez près à tester ce genre de nouvelle technologie ?

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Une innovation de l’entreprise : DSruptive Subdermals

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Pourquoi une ville vendrait-elle son nom à une marque ?

Pourquoi une ville vendrait-elle son nom à une marque ?

Pourquoi une ville vendrait-elle son nom à une marque ?

Pourquoi une ville vendrait-elle son nom à une marque ?

La discussion 

La ville de Vendôme a vendu son nom à la multinationale LVMH contre 10.000€ et de nouveaux emplois. Le groupe peut désormais l’utiliser pour ses produits de joaillerie. Qu’est-ce que cela vous évoque ? Et si d’autres villes faisaient pareil ? 

Grace aux retours des membres de la communauté yoomaneo, nous avons pu réaliser un cours article évoquant les avantages et problématiques engendrées par ce genre d’action ! 

Quels avantages pour la ville et pour la marque ? 

Quels sont les avantages que la marque et la ville peuvent tirer de la vente du nom de cette dernière ?  

Pour la marque, c’est l’attachement à l’imaginaire de la ville qui est recherché. Certaines villes ont par exemple inspiré des marques : l’Oréal Paris par exemple, qui accole le nom de la capitale française à son nom de société.  Ce n’est pas toujours directement dans le nom de la marque mais parfois dans l’un de ses modèles ou gamme de produits que l’on retrouve le nom d’une ville : les voitures Ibiza par exemple, du constructeur Seat.  

L’imaginaire recherché peut relever tant de l’historicité – gage de prestige et de qualité – que de la localisation, ou d’attributs spécifiques à la ville dont la marque emprunte le nom. (Paris, ville de l’amour ? Millan, ville de la mode ? Las Vegas ville du jeu et de la fête ? Athènes, ville antique ? …) 

Les membres s’accordent pour dire que cela permet de construire une identité originale, qui se distingue dans un marché compétitif. 

Dans le marketing où il est nécessaire de se renouveler sans cesse, l’idée est plutôt ingénieuse. —  SyrineC 

La ville tire elle profit du rayonnement de la marque pour se faire connaître. Les membres de la communauté considèrent qu’une telle renommée peut attirer un flux touristique et de nouvelles activités ciblées par l’image véhiculée par la marque. 

Que penseriez-vous si LVMH avait racheté le nom de votre ville ? — Ça serait flatteur —  Ahaimoudi 

Il est intéressant d’associer le nom d’une ville à une marque : cela lui permet de gagner en notoriété et d’attirer plus d’entreprises —  Maido2021 

En outre, le revenu généré par la vente du nom peut bénéficier aux habitants. Si cela conduit à l’installation de l’entreprise acheteuse, cette vente peut également se transcrire sous forme d’emplois. 

L’argent encaissé peut permettre de rafraichir des monuments de la ville —  Laurentdu059 

La valorisation des emplois est intéressante et pérennise un tissu économique —  Maido2021 

Un conflit entre des usages 

Aujourd’hui, de nombreuses entreprises portent le nom d’une ville ou d’un territoire, souvent pour des raisons historiques. 

Certaines villes sont déjà associées par tous à des marques : Baccarat, St Louis  YJA 

Toutefois, les buts recherchés par les villes et les entreprises ne sont pas toujours compatibles. Fondamentalement, les sociétés visent le développement d’une image commerciale, dont la finalité est la vente de biens ou de services. Parallèlement, les villes ont à cœur de défendre une identité sociale : cela peut se traduire par une culture, des modes de vie, des valeurs. Lier les deux images sous un même nom c’est prendre le risque qu’à terme, l’entreprise impose sa vision. Une image agressive et innovante peut ainsi entrer en contradiction avec des valeurs de tradition et de sociabilité. 

Les villes ne sont pas des enseignes publicitaires ! —  Ludo 

Le changement des connotations associées à un nom comme celui de la ville où on habite peut donc conduire à un sentiment de rejet. Pour beaucoup, le lieu de vie est ancré à sa propre identité, et la dépossession de l’image de sa ville conduit au sentiment de perdre une partie de son identité. 

Ce sentiment peut se traduire aussi dans les usages : il ne sera plus possible pour quiconque de commercialiser des produits qui utilisent le nom de la marque, même pour les habitants eux-mêmes. Ça a été par exemple le cas des habitants de Laguiole : un entrepreneur a déposé le nom de la ville comme nom de plusieurs entreprises, ce qui en a entièrement bloqué l’usage. 

Une fois que la boite de Pandore est ouverte, il est toujours délicat de la refermer. Parmi les dérives, le cas de Laguiole est célèbre pour avoir défrayé la chronique. Blacktie 

 Problème éthique, tout est achetable ? 

Au-delà des aspects pratiques, ce cas met aussi en relief les limites du modèle capitaliste. Aujourd’hui les noms de villes sont des noms commerciaux comme d’autres. Si une ville souhaite rester maîtresse de son nom, elle doit le déposer à l’Institut national de protection industrielle, comme une entreprise qui commercialise un produit. C’est ce qu’a entreprit la ville de Deauville, ce qui lui a par la suite permis de poursuivre en justice la marque Honda lorsque celle-ci a voulu sortir une moto à ce nom.

Dans la majorité des cas, une entreprise n’est donc pas tenue de contracter un accord commercial avec la ville dont elle souhaite prendre le nom ! Elle peut directement se l’approprier sans passer par elle, pourvu qu’il ne soit pas déposé… Ethiquement, cela questionne les membres de la communauté !

Qui est en droit de vendre le nom d’un patrimoine historique ? —  I-I

Une grosse puissance financière peut acheter ce qu’elle veut… —  selni

En conclusion… une petit infographie pour visualiser en un coup d’oeil les opinions variées des membres de la communauté !

Si vous aussi vous souhaitez donner votre avis sur ce sujet, contribuer aux articles yoomaneo ou poster vos propres discussions, rendez vous sur la communauté !

Un article rédigé par Jonas.

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“Eau by McDo” : la nouvelle eau filtrée et payante de McDonald’s​

“Eau by McDo” : la nouvelle eau filtrée et payante de McDonald's

“Eau by McDo” : la nouvelle eau filtrée et payante de McDonald's

“Eau by McDo” : la nouvelle eau filtrée et payante de McDonald’s​

La discussion

Alors que cette nouvelle offre fait débat et que les clients s’interrogent sur l’origine de cette eau. 
« C’est de l’eau du robinet qui passe dans un filtre et que l’on vend entre 5 et 7 euros le litre. Probablement la plus grosse arnaque du siècle. » affirme un salarié.  
De son côté, l’entreprise justifie son offre en rappelant son objectif principal : “bannir les bouteilles en plastique” et en affirmant qu’il s’agit d’un système de purification de “grande qualité”, qui coûte cher.  

Les résultats :  

On a demandé aux membres de yoomaneo ce qu’ils pensaient de la nouvelle offre « Eau by McDo ». Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont été inspirés par le sujet. Retour sur leurs réactions :  
 
« Eau by McDo » : une cause louable :

Supprimer les bouteilles en plastique pour les remplacer par des gobelets en carton recyclables c’est respectable et ça l’est d’autant plus de la part d’une multinationale qui se doit d’être à l’initiative de mouvements en faveur de la transition écologique. 

  • Un objectif 0 plastique :

En France, un français consomme en moyenne 180 bouteilles en plastique à usage unique par an. Autant de bouteilles qui contribuent à la pollution ainsi qu’à la production de CO2. « Eau by McDo » participe à la suppression des bouteilles en plastique et c’est notable ! 

Ça fait quand même économiser 75 millions de bouteilles en plastique à l’année.  —CharloV 

  • Un acteur essentiel dans cette quête : 

L’enjeu autour de l’écologie est important et le défi de la transition écologique est surement le plus important de notre siècle. Il paraît donc essentiel que des multinationales comme McDonald’s montrent l’exemple à ses consommateurs.  

Je suis d’accord la cause est respectable et ça me paraît essentiel de supprimer les bouteilles plastiques et c’est chouette qu’une multinationale comme McDo entreprenne la démarche — estelleglt

Une pratique fortement critiquée :

Pour autant, sur yoomaneo, on ressent de l’aversion et du dégout vis-à-vis de cette nouvelle offre ! « Eau by McDo » a fait réagir les membres yoomaneo qui ont été particulièrement agacés par : 

  • Le non-sens de cette offre : 

Faire payer une ressource vitale si chère semble aberrant d’autant plus à l’heure où l’on prône la nourriture « healthy » et les différentes institutions font la guerre à la  « malbouffe » . 

Oui, c’est honteux ! Ils ne savent pas quoi inventer pour faire du fric ! On dit qu’il ne faut pas boire de soda alors ils font payer l’eau ! — Agnesvetu

Une carafe au mcdo ou dans une brasserie répondrait tout à fait au même besoin. L’eau courante ne peut pas être une marchandise, c’est un service inclus dans l’offre. — Jcd 

Les membres yoomaneo font aussi remonter un paradoxe entre l’offre de l’enseigne et les consommateurs qui fréquentent les fast-foods. Celle-ci ne semble pas adapté aux clients de l’enseigne. 

Je pense que les consommateurs ne sont pas dupes et que lorsqu’ils consomment un Mac Do ils sont conscients de ne pas manger ou boire des produits sains donc j’ai dû mal à imaginer qu’ils sont sensibles à la purification de l’eau de robinet. — SyrineC

  • Les justifications de McDo : 

Suite à l’enquête du Monde et de France Télévision, l’enseigne défend son offre en rappelant son objectif principal : “bannir les bouteilles en plastique” et en affirmant qu’il s’agit d’un système de purification de “grande qualité”, qui coûte cher. Cependant, l’argument de l’enseigne n’est pas crédible pour les membres de yoomaneo qui dénoncent des pratiques immorales proches du « greenwashing ».  

Je trouve que l’argument écologique de cette démarche est clairement du green washing pour justifier une stratégie avant tout commerciale et dont l’objectif est de faire des bénéfices  — SyrineC 

Des alternatives sont évoquées :

Une cause louable, des méthodes immorales, il n’en fallait pas plus pour les membres de yommaneo pour proposer de nouvelles alternatives. Pourquoi ne pas proposer des consignes ?  

Dans une démarche de réduction des déchets plastiques, Mcdo ne devrait-il pas proposer à ses clients la possibilité de remplir leur propre « gourde » ? — Yoannp

Merci à YJA, Elise_2021, Jcd, SyrineC, Nicola, mamymary, Agnesvetu, Yoannp, CharloV, Dede pour leur participation à cette discussion 

Un article rédigé par Estelle.

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